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Appropriation culturelle

Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du mardi 27 juillet 2021

Appropriation culturelle

Comment protéger les formes d'art autochtone de la contrefaçon?

Une main montrant un objet. Un homme assis dans un canot qui pagaie.
Plusieurs objets d'art autochtone sont fabriqués par des faussaires qui se font passer pour des artistes autochtonesPHOTO : Radio-Canada
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du PacifiquePublié le 28 juillet 2021

Pendant plusieurs années, un faussaire s'est fait passer pour un sculpteur de la communauté Nuu-Chah-Nulth, de l'île de Vancouver. Il a ainsi vendu de fausses sculptures sur bois d'apparence traditionnelle autochtone à plusieurs musées renommés de la C-B.

Ce type d'usurpation est malheureusement devenue monnaie courante au Canada. Ces faussaires coupent ainsi l’herbe sous le pied à de nombreux artistes autochtones tout en dévalorisant une pratique ancestrale : Il y a beaucoup d’artistes autochtones qui font ça à temps plein. Ce type d’art est souvent enseigné de génération en génération, car c’est un art minutieux, analyse Joannie Gill, consultante culturelle pour UTAPI Consultants et chroniqueuse pour l'émission Phare Ouest.

Pour lutter contre ce genre de fraudes, les États-Unis disposent d'une loi qui protège les formes d'art autochtone contre la contrefaçon. Une arme juridique que Joannie Gill aimerait voir appliquée au Canada : Ça peut être inspirant car s’il n’y a pas de règlement, les usurpateurs d’identité en profitent. S’il y avait des règlements plus clairs dans la province et dans le pays ou des façons plus faciles de dénoncer, ça pourrait être une bonne solution pour éviter ces fraudes.

En attendant, le meilleur conseil pour s’assurer de l'authenticité d’une œuvre consiste à se renseigner sur son auteur.