•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Architecture et art urbain  :  quel droit de regard pour les riverains?

Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du lundi 12 juillet 2021

Architecture et art urbain  :  quel droit de regard pour les riverains?

Art urbain : est-il possible de satisfaire tout le monde?

deux statues, une d'un garçon tenant un requin, l'autre d'un coureur fatigué.
Les statues de l'artiste Chen Wenling sont controversées par les riverains et les habitants de Vancouver.PHOTO : Vancouver Biennale/Alexandre Lamic
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du PacifiquePublié le 13 juillet 2021

La ville de Vancouver a annoncé que la sculpture controversée Boy Holding A Shark ne sera finalement pas installée à False Creek. Une décision prise suite à la pétition lancée, en juin dernier, par les riverains qui a réuni plus de 1500 signatures.

Est-ce aux citadins de choisir les œuvres d’art installées dans leur ville ? Entre la colère des riverains et les membres de la Biennale de Vancouver, la ville a préféré jouer le statu quo.

La sculpture de Boy Holding A Shark de l’artiste Chen Wenling n”ira pas à False Creek mais sera bien installée dans un autre quartier de Vancouver. Une décision qui n’étonne pas Patricia Huntsman, experte-conseil dans le milieu culturel à Vancouver : Il y avait un manque de compréhension comment les décisions de placer des oeuvres d’art sont prises.

« Les habitants des villes et des quartiers veulent de plus en plus faire partie du processus de sélection [des oeuvres artistiques]. »

—  Patricia Huntsman, experte-conseil dans le milieu culturel

« Comme c’est en partenariat avec la Vancouver Biennale, c’est peut-être pour ça qu’il n’y a pas eu tant de dialogue que ça avec le public. »

—  Patricia Huntsman, experte-conseil dans le milieu culturel

Éric Turcotte, architecte et associé principal à la firme d'architecte Stratégies urbaines de Toronto, a souvent été confronté à ce défi : C’est pas la première fois que l’on voit ce type d’intervention [...] ce n’est pas une question d’enlever la créativité aux artistes mais de définir les paramètres, informe-t-il.

« La responsabilité est d’informer, d’avoir ces discussions [...] mais on ne sera jamais capable d’avoir un consensus. »

—  Éric Turcotte, architecte et associé principal à la firme d'architecte Stratégies urbaines de Toronto

« La Tour Eiffel, qui est maintenant un symbole mondial de Paris, était un des monuments les plus détestés lors de son inauguration. »

—  Éric Turcotte, architecte et associé principal à la firme d'architecte Stratégies urbaines de Toronto