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Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du mer. 26 mai 2021 : la Plaza Franco à Victoria, le tourisme à Vancouver, et l'anxiété du déconfinement

Socialisation après un isolement prolongé  :  quelles conséquences psychologiques?

Déconfinement : comment éviter l’anxiété sociale?

Publié le 27 mai 2021
Illustration d'une femme portant un masque assise en boule entourée de représentations de virus qui tournent autour d'elle.
Tout le monde n'est pas prêt à reprendre une vie sociale active.PHOTO : iStock

« Plus on a d'information, mieux c'est. L'anxiété vient du fait que l'on va vers un inconnu », indique Frédérick Grouzet, professeur associé en psychologie à l'Université de Victoria.

Les autorités de santé de la Colombie-Britannique ont annoncé hier le plan de déconfinement de la province. Un plan plus ambitieux que prévu qui autorise les rassemblements à l’intérieur, avec cinq personnes extérieures au foyer.

Reprendre des rapports sociaux normaux après plusieurs mois d’isolement n’est pas simple pour tout le monde : Comme toute situation qui peut être un inconnu, c'est une source d’anxiété, surtout quand on a vécu une période anxiogène et stressante, souligne Frédérick Grouzet, professeur associé en psychologie à l'Université de Victoria.

Pour lui, l’anxiété est associée au manque d’information. Il faut donc s’assurer que l’on possède toutes les informations nécessaires avant de se socialiser à nouveau. Si un ami ne veut pas faire un party à la maison, il ne faut pas le juger [...] ce qui est important c’est le respect et accepter que l’autre personne ait des réticences, explique le professeur associé en psychologie.

« À partir du moment où il y a une bonne communication et un bon respect, il n’y aura pas de problème. »

—  Frédérick Grouzet, professeur associé en psychologie à l'Université de Victoria.

La C.-B. a déjà connu un déconfinement, l’an dernier. Mais cette année, la vaccination vient changer la donne : La vaccination a aussi un impact physiologique, puisqu’on se retrouve plus protégé [...] on sent que l’on peut protéger les autres, analyse Frédérick Grouzet.

Selon le professeur, même si l’on ne peut pas effacer toutes les séquelles psychologiques d’une pandémie, le retour à la normale devrait améliorer notre santé mentale. Il va falloir passer une bonne saison hivernale protégée pour vraiment dire que [la pandémie] est derrière nous, prévient-il enfin.