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Boulevard du Pacifique, ICI Première.

Un nouveau traitement contre la COVID-19 et ses variants en développement à UBC

Publié le 14 mai 2021
une image d'une cellule infectée par la COVID-19.
Une cellule infectée par la COVID-19PHOTO : Dr. Guang Gao, UBC LSI IMAGING

« Le composé est très efficace pour bloquer l'infection des cellules humaines par le SRAS-COV-2 et les variants, en plus d'être très bien toléré par les cellules », informe Dr François Jean, professeur au département de microbiologie et immunologie à UBC.

Le vaccin contre la COVID-19 semble s’imposer comme la solution pour sortir de la pandémie.

Pourtant, les efforts de recherche ne se concentrent pas uniquement sur le développement de vaccins.

Un nouveau traitement antiviral

Une équipe composée de chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), de l'Université de Sherbrooke, et de l'Université de Cornell, a développé un nouveau traitement prometteur pour lutter contre les variants de la COVID-19.

Le médicament, nommé N-0385, empêche le SRAS-CoV-2, virus responsable de la COVID-19, de pénétrer nos cellules.

Le docteur François Jean, virologue, professeur au département de microbiologie et immunologie à UBC, dirige ce projet de recherche.

« La contribution de mon groupe de travail a été de démontrer les propriétés antivirales et l’efficacité de cette nouvelle molécule que l’on a nommée le N-0385 [et qui] fonctionne contre le SRAS-COV-2 et les variants préoccupants. »

—  Dr François Jean, professeur au département de microbiologie et immunologie à UBC.

Ce traitement est un agent antiviral qui empêche le virus de pénétrer dans les cellules. Le N-0385 permet de bloquer la capacité du coronavirus à envahir les cellules humaines et conséquemment va limiter les dommages associés avec l’infection, et par surcroît bloquer la maladie causée par le virus, qui est la COVID-19, détaille le virologue.

Ce nouveau traitement pourrait être également utilisé pour prévenir la propagation de la maladie : Puisque c’est un inhibiteur d’entrée, les molécules comme le N-0385 pourraient être utilisées comme prophylactiques, comme une stratégie antivirale pour protéger de l’exposition à des variants, s’il s'avérait que les vaccins sont moins efficaces contre les nouveaux variants qui sont en cours de développement, suggère le Dr Jean.

Une voie de recherche délaissée

Le Dr François Jean déplore le peu d’investissement que recueille la recherche pour le développement de traitements contre la COVID-19 : Beaucoup d’efforts ont été centrés sur le développement de vaccins, mais peu d’efforts ont été investis au niveau de l'industrie pharmaceutique dans le développement d’agents antiviraux.

« Comme virologue, la situation idéale, pour l’ensemble de la population, ça serait d'avoir accès non seulement à des vaccins, mais aussi à des agents antiviraux, dans la mesure où les vaccins ne fonctionnent pas, ou dans la mesure où les gens ne pourraient pas ou ne voudraient pas se faire vacciner. »

—  Dr François Jean, professeur au département de microbiologie et immunologie à UBC.

Devant le manque de financement, le Dr François Jean et son équipe cherchent à débloquer les fonds pour permettre un test clinique du médicament, qui n’a pour l’instant été étudié que sur des souris. Avec mes collègues de Sherbrooke et de Cornell, on est en communication avec des compagnies pharmaceutiques et aussi des organisations canadiennes et américaines pour aller chercher les fonds supplémentaires pour débuter ces recherches cliniques là.

Le SRAS-CoV-2, un virus « inquiétant »

Le virologue a étudié de nombreux virus au cours de sa carrière, mais le virus du SRAS-CoV-2 l’inquiète particulièrement : En tant que virologue, je suis vraiment très inquiet avec la progression et la dynamique associée avec le SRAS-CoV-2 et les variants [...] le potentiel évolutif de ce virus-là chez l’humain, c’est du jamais vu, se soucie-t-il.

« Une façon de se sortir de tout cela, c’est de développer des agents antiviraux qui ont un très large spectre. Des agents antiviraux qui fonctionnent contre les variants actuels et qui pourraient fonctionner contre les variants futurs. »

—  Dr François Jean, professeur au département de microbiologie et immunologie à UBC.

Pour contrer les pandémies futures, le Dr Jean recommande d’investir dans la recherche fondamentale, et dans la formation des générations futures.