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Boulevard du Pacifique, ICI Première.

Transparence en matière de santé publique : « des décisions politiques »

Publié le 13 mai 2021
La médecin hygiéniste en chef, Dre Bonnie Henry et le ministre de la Santé, Adrian Dix lors qu'un point de presse.
Les autorités sanitaires de la province sont accusées de ne pas dévoiler toutes les informations recueillies sur la pandémie.PHOTO : Radio-Canada / Mike McArthur

« Si les individus ne peuvent pas savoir à quels risques ils sont exposés, ils ne peuvent pas prendre les bonnes décisions, et de fait, ça met leur santé en péril », note Damien Contandriopoulos, professeur titulaire à l'école des sciences infirmières de l'Université de Victoria (UVic).

La semaine dernière, des fuites de données ont montré que la Colombie-Britannique ne faisait pas preuve de la plus grande transparence en ce qui concerne la pandémie de COVID-19.

La médecin hygiéniste en chef de la province, la Dre Bonnie Henry, a répondu que la province était très ouverte dès le départ même si les rapports qui ont fuité indiquent que des informations ne sont pas dévoilées, notamment sur le taux de vaccination par quartier.

Je pense que c’est assez difficile de nier que les infos que la province communique sont sélectionnées, des informations sont gardées confidentielles, le message est édité pour garder une cohérence avec des décisions prises au niveau politique, juge Damien Contandriopoulos.

« Sur le long terme, c’est très difficile de prétendre maintenir la confiance de la population si elle apprend qu’on lui cache des choses. »

—  Damien Contandriopoulos, professeur titulaire à l'école des sciences infirmières de l'Université de Victoria.

De nouvelles données communautaires viennent d’être rendues publiques dans un effort de transparence de la province. Certaines personnes craignent que ces données ciblent particulièrement des minorités culturelles, qui pourraient être en retour victimes de racisme.

Les gens qui ont des préjugés racistes ont besoin de peu de faits pour les étayer, souligne le professeur titulaire à l'école des sciences infirmières, Il ne s’agit pas de communautés qui sont touchées, mais d’un facteur socio-économique [...] le virus touche beaucoup plus les gens qui sont défavorisés dans notre société.

« La bonne chose à faire est d’être sûr que les vaccins se retrouvent dans le bras des gens [les plus à risque]. »

—  Damien Contandriopoulos, professeur titulaire à l'école des sciences infirmières de l'Université de Victoria.