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Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du lun. 3 mai 2021 : une ligne téléphonique antiracisme, et le recensement

Création d'une ligne téléphonique dédiée aux incidents racistes

Une ligne d'écoute pour dénoncer les actes racistes

Publié le 4 mai 2021
Des manifestants portent des pancartes.
Le racisme anti-asiatique a fortement augmenté en Colombie-Britannique en 2020.PHOTO : La Presse canadienne / Graham Hughes

« Cette ligne est un très bon pas en avant, mais ce n'est pas suffisant », estime Moussa Magassa, professeur associé au programme de la justice sociale et de résolution des conflits interculturels à UVic et UBC.

La Colombie-Britannique a annoncé sa volonté de mettre en place une ligne d'écoute téléphonique pour dénoncer des comportements et agressions racistes.

Victoria va discuter avec les parties prenantes de différentes communautés pour mettre en place cette permanence téléphonique, suite notamment à l'augmentation du racisme anti-asiatique de 700 % en 2020 en Colombie-Britannique.

J’ai accueilli [cette nouvelle] avec joie [...] c’est une des choses que l’on a demandées depuis des années dans notre communauté, se réjouit, Moussa Magassa, éducateur en droits de la personne humaine et professeur associé au programme de la justice sociale et de résolution des conflits interculturels à l'Université de Victoria (UVic) et à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Cette ligne d’écoute devrait proposer des outils d’aide psychologique aux victimes d’actes ou d'agressions à caractère raciste.

J’ai des réserves par rapport à cette annonce [...] nous demandons pourquoi la ligne n’aboutit pas à la police, pondère toutefois Moussa Magassa.

« Notre vécu du racisme, on ne veut pas seulement en parler, on veut un changement radical qui ne peut arriver que si les gens racistes sont recherchés et arrêtés par la police. »

—  Moussa Magassa, éducateur en droits de la personne humaine et professeur associé au programme de la justice sociale et de résolution des conflits interculturels à l'Université de Victoria(UVic) et à l’Université de la Colombie-Britannique(UBC).

Le professeur associé en justice sociale et résolution des conflits interculturels admet cependant que cette initiative est un bon premier pas en avant, surtout grâce à la collecte de données visant à la création d’une loi antiracisme. On a besoin d’une loi sur le racisme, pour montrer que ce n’est pas acceptable, que c’est un acte qui peut être poursuivi en justice, juge-t-il.

« On demande à ce qu’il y ait un décompte des actes racistes, et je crois que le gouvernement a entendu notre appel, c’est une bonne chose de créer une base de données à cet effet »

—  Moussa Magassa, éducateur en droits de la personne humaine et professeur associé au programme de la justice sociale et de résolution des conflits interculturels à l'Université de Victoria(UVic) et à l’Université de la Colombie-Britannique(UBC).

Pour Moussa Magassa, la lutte antiraciste passe également par l’éducation de la population générale, mais aussi de la police. Nous voulons que la police soit formée pour que les policiers puissent sérieusement prendre en compte les actes de racisme et qu’ils sachent quoi en faire, soutient-il.