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Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du lun. 22 mars 2021 : Aquatika de Sylvie Peltier, et l'eau potable dans les communautés autochtones

Journée mondiale de l'eau  :  l'eau potable dans les réserves autochtones

La pandémie freine l’accès à l’eau potable dans certaines communautés autochtones

Publié le 23 mars 2021
Une affiche dans la communauté de Neskantaga sur laquelle on peut lire: « Nous voulons des actions. Les mots, ça suffit. Plus de promesses rompues. L'eau c'est la vie ».
Certaines communautés autochtones n'ont pas accès à l'eau potable au CanadaPHOTO : CBC / Olivia Stefanovich

« C'est l'iniquité en matière de financement et aussi d'accès aux ressources qui explique que l'on n'arrive pas à assurer l'accès à l'eau potable dans certaines communautés autochtones », indique Jean-François Savard, professeur de l'École nationale d'administration publique spécialisé dans les questions autochtones.

L'eau potable est une ressource essentielle dont l'accès est considéré par beaucoup comme un acquis.

Cependant, en Colombie-Britannique, certaines communautés autochtones luttent encore pour voir de l'eau potable sortir de leur robinet.

En date du 9 mars 2021, 58 avis concernant la qualité de l'eau potable étaient en vigueur dans 38 communautés autochtones au Canada.

La gestion de l’eau potable est une responsabilité des provinces qui a été dévolue aux municipalités. Dans la loi sur les Indiens, on a porté cette responsabilité aux réserves, détaille Jean-François Savard.

Les communautés autochtones dépendent donc de l’aide du fédéral pour entretenir leurs infrastructures d’eau potable, ce qui crée des inégalités. Les villes reçoivent les financements nécessaires du gouvernement fédéral ou les perçoivent à partir des taxes municipales, ils ont une assiette fiscale nécessaire pour assurer l’entretien, ce qui n’est pas le cas dans les réserves, souligne le professeur.

En 2015, le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau a promis d’améliorer l’accès à l’eau potable dans les communautés autochtones pour ainsi supprimer les avis concernant la qualité de l'eau. Il y a un progrès énorme, puisque la situation était pire il y a six ans, reconnaît Jean-François Savard.

« Si on n’avait pas eu la pandémie, qui a nécessité la fermeture des communautés autochtones pour raisons sanitaires, on aurait atteint les cibles. »

—  Jean-François Savard, professeur de l’École nationale d’administration publique spécialisé dans les questions autochtones

Pourtant, la promesse n’est pas tenue, et deux communautés en Colombie-Britannique n’ont pas encore accès à l’eau potable. C’est au gouvernement fédéral à prendre ses responsabilités et s’assurer notamment que le peuple Wet’suwet’en ait accès à l’eau potable, note le professeur.