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Neuf mois après la mort de George Floyd, qu’est-ce qui a changé?

Publié le 26 février 2021
Une murale à la mémoire de George Floyd, au nord du centre-ville de Milwaukee.
Une murale à la mémoire de George Floyd, au nord du centre-ville de Milwaukee, considérée comme la ville la plus ségréguée des États-Unis. PHOTO : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

« Je ne sais pas si tout le monde va garder ça en mémoire, peut-être qu'avec le temps ça ne sera qu'un souvenir, mais pour l'instant c'est tout frais », estime Annette Henry, professeure à l'institut du genre, de la race, de la sexualité et de la justice sociale de l'université de la Colombie-Britannique (UBC).

Il y a neuf mois jour pour jour, le 25 mai 2020, George Floyd était tué par un policier de la ville de Minneapolis aux États-Unis.

Les images de sa mort, qui ont fait le tour du monde, ont provoqué une mobilisation historique contre le racisme et les violences policières dont sont victimes les personnes noires, mais aussi les personnes autochtones et racisées.

Neuf mois après ces événements, et à l'occasion du mois de l'Histoire des Noirs, qu'est-ce qui a réellement changé?

La professeure Annette Henry a observé des changements au sein de son université, et dans les salles de classe : On a un caucus noir qui a des réunions avec le président [...] toutes les personnes noires peuvent participer à ce caucus, explique-t-elle. Le président de UBC a également recruté un conseiller spécial pour aborder le racisme systémique dans son université.

Selon la professeure à UBC, les étudiants sont plus au courant, plus conscients du problème. Il me semble qu’il y a plus de cohésion entre des groupes communautaires noirs depuis la mort de George Floyd, ajoute-t-elle.

« On vit dans une société où l’on n’est pas conscient des préjugés et des fausses idées que l’on a [...] alors l’éducation est très puissante, et enseigner aussi, parce qu’on peut transformer les gens. »

—  Annette Henry, professeure à l'institut du genre, de la race, de la sexualité et de la justice sociale de l'université de la Colombie-Britannique (UBC)

Pour Annette Henry et l’Université de la Colombie-Britannique, le changement passe aussi par la discrimination positive : Pour la première fois, UBC va annoncer des postes où ils souhaitent recruter que des personnes noires et autochtones. Et ça, c’est révolutionnaire, se réjouit-elle.

« Je crois que pour nous, les noirs c’est rien de nouveau, on a tous des expériences personnelles avec [le racisme], mais maintenant le monde entier est au courant, et les blancs aussi. Ils sont au courant de ce qu’il se passe depuis 400 ans. »

—  Annette Henry, professeure à l'institut du genre, de la race, de la sexualité et de la justice sociale de l'université de la Colombie-Britannique (UBC)