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Décriminalisation de la possession de drogues dans les rues de Vancouver

Boulevard du Pacifique, ICI Première.

Décriminalisation des drogues : Santé Canada s’assoit à la table des négociations

Une seringue et un maillet de juge pour illustrer le débat au Canada sur la décriminalisation des drogues qui s'est amorcé depuis qu'Ottawa a annoncé son intention de légaliser le cannabis à usage récréatif
Santé Canada accepte de discuter avec la ville de Vancouver d'une possible décriminalisation des drogues dans la ville.PHOTO : iStock
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du PacifiquePublié le 28 janvier 2021

« On se réjouit parce qu'on l'attendait cette réponse du gouvernement fédéral », confie Louis Letellier de St-Just, avocat en droit de la santé

Le maire de Vancouver Kennedy Stewart a annoncé que Santé Canada accepte de commencer des discussions officielles sur la décriminalisation de la possession simple de drogue.

Cette annonce fait suite à un plan du maire de Vancouver, dévoilé le 18 novembre 2020, pour tenter de freiner la crise des opioïdes qui sévit dans la province en décriminalisant la possession simple de drogue, un plan qui a récemment reçu l'appui de la ville de Montréal.

La résolution, qui a été adoptée à l’unanimité en novembre dernier au conseil municipal de Vancouver, demandait à ce que l’on rejoigne les principaux interlocuteurs pour discuter d’une exemption de la loi criminalisant la possession simple de drogue sur le territoire de Vancouver. Une démarche audacieuse et nécessaire, juge Louis Letellier de St-Just

« Il y a une volonté de la part de Santé Canada de s'asseoir à la table avec Vancouver pour regarder cette possibilité de décriminaliser [la possession simple de drogue] sur le territoire de Vancouver. »

—  Louis Letellier de St-Just, avocat en droit de la santé et membre du conseil d'administration de l'association des intervenants en dépendance du Québec

Cette annonce de Santé Canada fait dire à l’avocat en droit de la santé que le mouvement vers la décriminalisation de la possession simple est en marche au pays.

Cette décriminalisation pourrait commencer par une exemption à la loi, uniquement pour la ville de Vancouver, comme cela fut le cas pour les sites d’injection supervisés. S’il y a une exception à accorder de ce côté-là, c’est bien à Vancouver qu’il faut l’accorder, note Louis Letellier de St-Just. En effet, la crise des opioïdes a fait presque une victime par jour dans la ville en 2020.

Louis Letellier de St-Just rappelle cependant que l’on est dans un contexte de décriminalisation de fait, où les policiers n’arrêtent plus et ne donnent plus d’infraction. La demande de la ville de Vancouver vise à régulariser cet état de fait, pour des raisons de santé publique.

« Souhaitons que d’ici le 1er avril il y ait une décision probante, en tenant compte de l’éventualité d’un déclenchement d’une campagne électorale canadienne au printemps. »

—  Louis Letellier de St-Just, avocat en droit de la santé et membre du conseil d'administration de l'association des intervenants en dépendance du Québec