•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Boulevard du Pacifique, ICI Première.

Affaire Meng Wanzhou : l’impact des élections américaines

Publié le 17 novembre 2020
Meng Wanzhou, portant un masque, arrive devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique, entourée de journalistes.
Le procès de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, reprend aujourd'hui devant la Cour suprême de la C.-B.PHOTO : Radio-Canada / Ben Nelms

« La rivalité entre les États-Unis et la Chine va perdurer, c'est le ton qui va changer », analyse Serge Granger, professeur agrégé à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke, spécialiste de la Chine.

La vice-présidente et directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, est de retour devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique le lundi 16 novembre 2020.

Même si son procès pour extradition vers les États-Unis est loin de se terminer, l'élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis pourrait faire évoluer cette affaire.

Serge Granger observe que la rivalité entre la Chine et les États-Unis n’a pas commencé sous la présidence de Donald Trump. C’est une rivalité technologique avant tout, soutient-il.

La victoire de Joe Biden aux élections américaines ne change pas grand-chose pour la Chine, selon le professeur de l’Université de Sherbrooke.

« Les États-Unis veulent ralentir l’espace que la Chine veut prendre dans le domaine de l’intelligence artificielle, comme le montre le cas Huawei. »

—  Serge Granger, professeur agrégé à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, spécialiste de la Chine.

Le Canada se trouve pris dans cette rivalité sino-américaine qui est en train de naître, selon Serge Granger. Il va falloir faire un choix et le Canada est mal placé, nous sommes l’épicentre de cette confrontation avec l'arrestation de Meng Wanzhou, estime-t-il.

Un abandon de la demande d’extradition des États-Unis pourrait être un premier pas vers l’apaisement des tensions entre les deux pays. Il y aurait un effet à court terme, on pourrait repartir sur des bases nouvelles, note Serge Granger. Le Canada pourrait ainsi récupérer Michael Spavor et Michael Kovrig, détenus depuis bientôt deux ans par la Chine.

Mais il est trop tôt pour le dire. En février 2021 on saura s’il y a une vraie raison pour extrader Meng Wanzhou [...] mais elle risque de faire appel et ça va durer encore 6 à 8 mois, explique l’expert. Le dénouement de cette affaire aurait donc plus de chances d’avoir lieu sur la scène politique que devant les tribunaux.