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Boulevard du Pacifique, ICI Première.

Les cours de sécurité en avalanche très prisés avec la pandémie

Publié le 13 novembre 2020
Deux coulées de neige tourbillonnantes déboulent sur un flanc de montagne au manteau de neige autrement impeccable.
Le nombre de randonneurs risque d'augmenter cet hiver avec la pandémie, ce qui fait craindre plus de victimes d'avalanches.PHOTO : Reuters / Denis Balibouse

« Un sentier de randonnée pédestre en été, ça demeure très sécuritaire si on reste sur le sentier, mais en hiver, ça peut traverser une zone avec un risque d'avalanche constant », explique Gilles Valade, directeur général d'Avalanche Canada.

Les météorologues prévoient un hiver plus froid qu'à l'accoutumée. Et qui dit froid, dit neige. Et qui dit neige, dit risques d'avalanche. Avec la pandémie, de nombreuses personnes se préparent à se promener en montagne, pour contrer l'isolement, sans forcément y être préparées.

Heureusement, les demandes de formation en premiers secours en cas d'avalanche ont augmenté. On semble avoir une demande accrue en début de saison pour les cours de sécurité en avalanche, précise Gilles Valade.

Plus de 190 centres offrent ce type de cours de préparation aux avalanches à travers le pays. On a dû terminer les cours un peu tôt cette année à cause de la pandémie, ce qui peut expliquer la hausse des demandes aujourd’hui, note le directeur général d’Avalanche Canada.

« Il y a eu beaucoup de participation aux activités de plein air par des gens débutants cet été, et on anticipe que ça va être la même chose cet hiver. »

—  Gilles Valade, directeur général d’Avalanche Canada

Gilles Valade invite toute personne qui compte s’aventurer en montagne l’hiver à suivre un cours de prévention aux avalanches. C’est le minimum, on ne donnerait pas les clés d’une voiture à quelqu’un qui n'a jamais conduit un véhicule, c’est un peu la même chose ici, prévient-il.

Avalanche Canada propose également un cours de sensibilisation en ligne, mais celui-ci n’est pas suffisant si l’on veut s’aventurer en montagne l’hiver selon Gilles Valade.Le cours que l’on recommande, c’est un cours de deux jours avec huit heures d’apprentissage théorique, dit-il.

« Si c’est assez abrupt pour glisser, il peut y avoir des avalanches. »

—  Gilles Valade, directeur général d’Avalanche Canada

Le directeur général d’Avalanche Canada rappelle enfin que le manteau neigeux n’aime pas les changements brusques de température, et que c’est un des nombreux facteurs déclencheurs d’avalanche.

« Il faut absolument avoir une formation, avoir le bon équipement, un détecteur de victime d’avalanche, une sonde et une pelle, regarder les prévisions, et savoir se servir de cet équipement. »

—  Gilles Valade, directeur général d’Avalanche Canada