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Conférence Wine Vision 2040

Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du mardi 23 juin 2020

Conférence Wine Vision 2040

Quel avenir pour l’industrie du vin?

Des vignes et le lac Okanagan
L'industrie du vin doit relever de nombreux défis pour continuer d'exister.PHOTO : Radio-Canada / Noémie Moukanda
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du PacifiquePublié le 24 juin 2020

« La vigne est une plante pérenne qui aime la stabilité. Avec le changement climatique, il y a une certaine forme de brutalité qui peut être appliquée, et c'est à ça qu'il faut faire face », analyse Pierre-Louis Teissedre, professeur à l'Institut des sciences de la vigne et du vin de Bordeaux.

Pierre-Louis Teissedre est un des experts invités de la conférence virtuelle intitulée Wine Vision 2040 (Nouvelle fenêtre), en partenariat avec le Consulat de France de Vancouver, et organisée le jeudi 25 juin 2020 par le Centre de recherche sur le vin de l'Université de la Colombie-Britannique.

Pour cet expert, le défi majeur de l’industrie du vin reste le changement climatique, qui va redéfinir les zones géographiques où il est concevable de cultiver des vignes. Certains endroits plus froids qui vont se réchauffer deviendront propices à la culture de la vigne, dit-il.

Pour contrer ce changement climatique, l’industrie du vin doit s’adapter, avec notamment des alternatives aux pesticides, avec tout ce qui concerne le biocontrôle en viticulture, et la protection des maladies sans pesticides, explique Pierre-Louis Teissedre.

Mais la viticulture n'est pas qu’une question de technique, et le savoir-faire est souvent associé à un terroir : On aime bien goûter quelque chose qui vient de quelque part, il faut que les produits qu’on goûte viennent d’ailleurs, un endroit que nous aimons, en général, souligne l’expert.

« Il ne faut pas qu’à force d’habitude certains défauts du vin deviennent, pour les consommateurs, des qualités »

— Une citation de  Pierre-Louis Teissedre, professeur à l’Institut des sciences de la vigne et du vin de Bordeaux

La pandémie de la COVID-19 a menacé l’industrie du vin : Certains échanges ne se sont pas fait à l’exportation, il y aurait 3 millions d’hectolitres de vin en surplus en France, note Pierre-Louis Teissedre, et on a vu des chutes phénoménales sur les ventes de champagne, jusqu'à 80 % dans certains cas.

Pierre-Louis Teissedre souligne enfin le très beau travail qui a été accompli, en termes qualitatifs dans la vallée de l’Okanagan. Il y a des zones viticoles très intéressantes, j’aime beaucoup le sud de la vallée de l’Okanagan, vers Osoyoos, conclut-il.