•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du lundi 8 juin 2020

Port obligatoire de caméras pour les policiers?

Caméras d’intervention : pour une police plus responsable et transparente?

Publié le 9 juin 2020
Zoom sur la caméra, plus petite qu'un téléphone cellulaire, sur le gilet d'un policier.
Les caméras ont un système manuel qui doit être enclenché par les agents.PHOTO : Radio-Canada

« Ça amènerait beaucoup plus de transparence et de confiance publique en ce que les policiers font », confie Yvon Dandurand, professeur émérite en criminologie à l'Université de la vallée du Fraser (UFV). Le premier ministre Justin Trudeau souhaite équiper tous les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de caméras d'intervention.

Il faut savoir comment ça va être mis en oeuvre et dans quelles mesures on va mandater le port de caméras corporelles, note Yvon Dandurand. En effet, l’installation de ces caméras à grande échelle pose plusieurs défis : L’aspect économique ce n'est pas seulement le coût des caméras, c’est la gestion de ces systèmes-là, de l’information qui est collectée et de sa protection, qui doit être gérée à long terme, dit-il.

« L’opinion publique canadienne a été influencée par ce qui s’est passé au-delà des frontières, [...] mais les policiers canadiens se distinguent des policiers américains de bien des façons »

—  Yvon Dandurand, professeur émérite en criminologie à l'Université de la vallée du Fraser (UFV)

L’autre enjeu de ces caméras d’intervention, est la gestion des données collectées : L'utilisation de ces caméras est un achat de service auprès d’une compagnie et ça pose des questions de l’accès à l’information, analyse le criminologue. Mais il ne se fait pas de soucis pour l’implémentation de ces caméras : La province a déjà établi des standards en matière de caméras d’intervention, donc on a déjà une idée de comment procéder, dit-il.

« Il y a une documentation de l’interaction entre les policiers et la population qui peut servir de preuve, [...] ça va changer la donne »

—  Yvon Dandurand, professeur émérite en criminologie à l'Université de la vallée du Fraser (UFV)