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La vie quotidienne pendant la pandémie

Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Rattrapage du mercredi 15 avril 2020

La vie quotidienne pendant la pandémie

À Fernie, le temps suspend son vol pendant la pandémie

un homme assis à l'arrière d'un camion de secourisme.
Le chef de l’équipe de recherche et sauvetage de Fernie, Simon Piney, raconte sa vie pendant la pandémie.PHOTO : Simon Piney
Boulevard du Pacifique, ICI Première.
Boulevard du PacifiquePublié le 16 avril 2020

« On revoit nos protocoles de recherche et sauvetage, ça devient beaucoup plus compliqué pour nous en cette période », confie Simon Piney, chef de l'équipe de recherche et sauvetage de Fernie. Cette ville, habituellement très touristique, souffre économiquement à cause de la pandémie de la COVID-19, même si la vie y reste agréable pour ses habitants.

Simon Piney adapte tant bien que mal sa vie face à la pandémie : j’ai deux enfants qui font l’école depuis la maison, et on fait des sorties le moins possible, explique-t-il. Ses deux fils étudient à la maison en lien virtuel permanent avec leurs enseignants. Les professeurs ont fait un travail merveilleux. Ils appellent tous les jours, ça se passe assez bien, ajoute le secouriste.

En revanche, il lui est très difficile d’exercer son métier sans mettre sa santé en danger. Il n’y a aucun moyen, dans un hélicoptère, de maintenir les distances prescrites, souligne Simon Piney. Heureusement pour lui, il n’a pas eu à intervenir depuis le début de la crise sanitaire : je suis content de vous dire qu’on a l’impression que les gens écoutent, on a eu très peu d’appel, confie-t-il.

un homme en habit de secouriste, suspendu à un hélicoptère.

Le chef de l’équipe de recherche et sauvetage de Fernie, Simon Piney, en action.

Simon Piney

Il restait inquiet, comme ses concitoyens, que le congé pascal augmente le nombre de touristes, venus des villes voisines, comme Calgary. Notre maire a demandé à nos amis calgariens de suspendre leurs visites et de ne pas venir à Pâques, et dans l’ensemble les gens ont respecté cette demande. Et on les remercie, parce que nous on a un tout petit hôpital ici, avec seulement deux ventilateurs, explique Simon Piney, soulagé.

Le secouriste admet en revanche que les habitants de Fernie font office de privilégiés pour les activités de plein air : on peut toujours à faire de la randonnée, dans certains sentiers, et courir. On a beaucoup de chance ici à Fernie.

Cependant, il espère que la situation ne s'éternisera pas, notamment pour les commerces de la ville. On est très inquiets, c’est une petite ville, on imagine mal que nos commerces survivent à une fermeture prolongée, dit-il.