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Entrevue avec Sara Mathieu, chercheure en santé sexuelle

Bienvenue en 2067, ICI Première.
Audio fil du samedi 12 août - Les relations humaines

Entrevue avec Sara Mathieu, chercheure en santé sexuelle

Sexualité : les possibilités changent, pas les normes

L'illustration montre un robot étendu dans un lit et faisant un clin d’œil,
« Je pense que les robots donneront aux couples la chance de définir leur propre type de mariage », soutient Marina Adshade.PHOTO : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier
Bienvenue en 2067, ICI Première.
Bienvenue en 2067Publié le 12 août 2017

Les 50 dernières années ont apporté « une nouvelle couche de complexité » aux relations amoureuses et sexuelles entre les humains, selon Sara Mathieu. La chercheure en santé sexuelle déplore toutefois que, malgré toutes les nouvelles possibilités qui s'offrent aux gens, ceux-ci « viennent à reproduire les modèles [relationnels] traditionnels ».

Par exemple, même si la technologie a augmenté l’offre de robots sexuels, ceux-ci ont été mis au point par la puissante industrie de la pornographie et imitent donc les codes qui en découlent. « Ce sont des Barbies géantes qui clignent des yeux », résume-t-elle.

Les étiquettes sexuelles (lesbienne, queer, etc.) sont encore nécessaires, et demeurent des dossiers de revendication majeurs, au désarroi de Sara Mathieu. « L’hétéronormativité est encore présente, mais aussi la mononormativité [du terme "monogamie"], malgré tous les possibles. » En 2067, la sexualité est encore un tabou et une source de complexes.

Contrat de couple
L’arrivée des robots et de jouets sexuels améliorés forcera les couples à repenser leur relation et à se questionner sur ce qui représente un adultère. « Les contrats d’amoureux doivent être négociés de façon plus explicite et serrée, affirme la chercheure. Déjà, en 2017, le polyamour et les relations ouvertes, c’était une typologie dont on parlait de plus en plus couramment. »

Au sein des couples, la sexualité n’est également plus un moyen de procréer. « On n’a plus vraiment l’intérêt de faire l’amour pour ça », résume Sara Mathieu, qui indique que des développements technologiques permettent de gérer beaucoup mieux les détails entourant les grossesses, par exemple le moment précis de la fécondation.

« La sexualité est désormais réservée à quelque chose de plus hédoniste. »

—  Sara Mathieu