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Le dopage : Chronique de Marianne Desautels-Marissal

Bienvenue en 2067, ICI Première.
Audio fil du 5 août - Le sport et le divertissement

Le dopage : Chronique de Marianne Desautels-Marissal

Le dopage génétique, nouvelle bataille d’une guerre éternelle

L'illustration présente une athlète regardant un brin géant d'ADN.
Le dopage génétique, la nouvelle façon de tricher en 2067PHOTO : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier
Bienvenue en 2067, ICI Première.
Bienvenue en 2067Publié le 5 août 2017

« En 2067, les performances sportives sont de plus en plus spectaculaires, et le dopage est de plus en plus difficile à détecter », déclare la journaliste scientifique Marianne Desautels-Marissal. Grâce à la modification génétique, les tricheurs ont, comme dans le passé, une longueur d'avance sur les autorités.

L’injection de certains gènes permet, par exemple, la production d’EPO – qui favorise l’oxygénation du sang – par le corps humain. L’EPO produite de cette façon presque naturelle est beaucoup plus difficile à dépister que l’EPO administrée directement dans le sang à partir d’une source extérieure.

« C’était dangereux en 2017. […] Maintenant, les techniques se sont raffinées, on a des outils de génie génétique pour modifier directement le génome d’une personne. »

—  Marianne Desautels-Marissal

Encadrer ou punir?
Au fil des scandales, on juge moins les athlètes qui se dopent sur le plan personnel, car on réalise qu’ils font partie d’un système plus grand qu’eux, selon la journaliste, qui rappelle les scandales de dopage russe qui ont marqué les années 2010. Dans cette optique, deux groupes s’opposent : ceux qui croient qu’il faut permettre et encadrer l’utilisation de substances dopantes, et les autres qui voudraient imposer des sanctions encore plus sévères dans les cas de dopage.

Les premiers pensent que, puisque la victoire contre le dopage est inatteignable, il vaudrait mieux le légaliser pour favoriser la santé et la sécurité des sportifs dans un contexte de régulation. Les seconds militent pour l’éradiquer à cause de ses effets secondaires, non seulement sur les athlètes, mais aussi sur l’espèce humaine.