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Les manchettes du futur avec Frédéric Bouchard

Bienvenue en 2067, ICI Première.
Audio fil du 8 juillet - L'économie et la gouvernance

Les manchettes du futur avec Frédéric Bouchard

Élire un algorithme comme maire : un gage de fiabilité

Les monnaies locales sont très populaires en 2067.
Les monnaies locales sont très populaires en 2067.PHOTO : Radio-Canada / Marie-Pier Mercier
Bienvenue en 2067, ICI Première.
Bienvenue en 2067Publié le 9 juillet 2017

En 2067, l'ère de la gouvernance globale a fait long feu, explique le professeur de philosophie Frédéric Bouchard. Le citoyen souhaite que les décisions importantes soient prises à un échelon plus local, quitte à élire un algorithme Piketty-Kennedy à la tête d'une ville pour s'assurer qu'il remplit ses promesses électorales.

Un retour au local
Désormais, les gouvernements et les puissances économiques se doivent d’incarner des valeurs fortes, comme celles de l’entraide et du partage. Frédéric Bouchard explique que les citoyens valorisent désormais le troc dans leur communauté, et préfèrent acheter leurs produits chez leur voisin plutôt que de favoriser le profit d’une entreprise établie à des milliers de kilomètres de leur domicile.

Dans le même esprit, les monnaies locales ont le vent en poupe en 2067. Frédéric Bouchard explique cela par le fait que l’idée qui domine désormais est de garder le contrôle sur les flux économiques.

Un gouvernement plus prévisible
Entre John F. Kennedy, ancien président des États-Unis, et Thomas Piketty, illustre économiste français, les habitants de Berkeley n’ont pas hésité : ils ont élu comme maire l’algorithme qui associe les qualités de ces deux personnalités. Frédéric Bouchard explique qu’aux humains, on préfère désormais les algorithmes, qui prennent des décisions stables et efficaces, pour nous gouverner.