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Être interprète, entre le danger, la dignité et la vérité

Trois talibans sont dans la rue. L'un porte un lance-roquettes.
Les talibans patrouillent à Kaboul.PHOTO : Reuters / Stringer
Bien entendu, ICI Première.
Bien entenduPublié le 17 août 2021

Ce sont des aides qui facilitent le travail des journalistes sur le plan culturel et social. Sans les guides-interprètes en zone étrangère, notre compréhension du monde serait bien mince. Mais ces gens risquent leur vie dans cette quête de la vérité, confirment deux d'entre eux.

Akhbar Aryobwal a été guide-interprète en Afghanistan. Il vit maintenant en exil en France. Durant l'entrevue, il dit avoir déjà payé un lourd tribut quand un de ses fils a été enlevé et tué par les talibans.

Interprète, métier dangereux et essentiel

Dans son livre Partir pour raconter, l'ex-journaliste Michèle Ouimet consacre un chapitre complet à Akhbar Aryobwal, qui était son accompagnateur dans ce pays aux prises avec un retour en force des talibans.

« Quand on ne connaît rien d’un pays, et qu’on ne parle pas la langue, on n’est rien comme journaliste », dit Michèle Ouimet.

Le feu au travail

Pavlos Kapantaïs est journaliste en Grèce. Il sert aussi d’accompagnateur à des journalistes de l'étranger qui viennent travailler dans son pays. Il raconte une anecdote récente avec une équipe de journalistes étrangers.

« Le village dans lequel on se trouvait était en train d’être évacué parce que les feux de forêt avançaient. Je criais de partir, les policiers criaient qu’il fallait partir. Mais les journalistes ne s’en rendaient même pas compte, ils étaient extrêmement focalisés sur leur travail. »