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Bien entendu, ICI Première.
Bien entendu, ICI Première.
Rattrapage du 29 déc. 2020 : Yves Lambert, Gad Saad et Patrice Fortier

Entrevue avec Gad Saad : Nos sociétés souffrent-elles d'une pathologie collective?

Il faut combattre les idées qui parasitent nos esprits, selon le professeur Gad Saad

Publié le 29 décembre 2020
Le professeur montréalais Gad Saad sourit sur un banc.
Le professeur montréalais Gad Saad, que l'on voit ici en octobre 2016, suscite une certaine controverse en raison de ses propos assez durs à l'endroit du monde universitaire.PHOTO : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

« Je suis inquiet. [...] Ces parasites idéologiques se répandent en dehors du monde académique », dit Gad Saad, professeur à l'Université Concordia, à propos du postmodernisme, du relativisme culturel, de la politique identitaire et du féminisme militant. Selon le titulaire de la Chaire de recherche sur les sciences du comportement évolutionniste et la consommation darwinienne, ces idées, tel un virus, contaminent l'esprit de l'être humain. L'auteur du livre The Parasitic Mind: How Infectious Ideas Are Killing Common Sense n'est pas tendre à l'endroit du monde universitaire et des tenants de la justice sociale. « Ça prend des intellectuels pour créer des idées vraiment bêtes et stupides », dit-il.

Gad Saad s’en prend tout d’abord au postmodernisme, un concept qu’il qualifie de « terrorisme intellectuel ».

« C’est un grand pathogène, parce que ça postule qu’il n’y a pas de vérités objectives. On est complètement contraint par notre subjectivité. Tout est relatif. Donc, vous pouvez comprendre que ça, c’est vraiment une position antiscientifique. »

—  Gad Saad, professeur à l'Université Concordia

Selon Gad Saad, qui dit assister chaque jour dans le milieu académique au « meurtre de la vérité », une « peur incroyable » s’est installée sur les campus universitaires ainsi que parmi la population en regard des idées véhiculées par les tenants de la justice sociale. « De penser qu'il faut tout voir à travers les lunettes de l'oppression, c’est ridicule », affirme-t-il.

Le professeur observe que « ces idées pathogènes » qui contaminent les esprits ne sont le fruit du travail que d’une minorité d’étudiants universitaires.

« Ça ne prend pas 19 000 étudiants activistes pour causer la terreur : ça prend juste plusieurs personnes qui sont très commises à leur justice sociale, et ça crée la peur au reste des gens [qui demeure] silencieux. »

—  Gad Saad, professeur à l'Université Concordia