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Bien entendu, ICI Première.
Bien entendu, ICI Première.
Rattrapage du 30 avr. 2020 : André Comte-Sponville et Marie-Thérèse Chicha

Les contrecoups du confinement, avec le philosophe André Comte-Sponville

La santé, la nouvelle valeur suprême dénoncée par André Comte-Sponville

Publié le 1 mai 2020
Le philosophe André Comte-Sponville
Le philosophe André Comte-SponvillePHOTO : Witi de Tera/Opale/Leemage/Albin Michel

Le philosophe André Comte-Sponville nous met en garde contre la tentation de faire de la santé une valeur suprême, aux dépens de la justice et de la liberté. « Je respecte strictement le confinement, mais ça ne veut pas dire qu'on doit entrer dans ces discours qu'on entend sans arrêt à la télévision », fait-il valoir.

Le philosophe fait remarquer que, depuis le début de la pandémie, des crises graves comme la guerre en Syrie et le réchauffement climatique sont absentes des informations. « Tous les ans, 9 millions de gens meurent de malnutrition, dont 3 millions d’enfants dans le monde. Neuf millions de morts, c’est quand même plus grave que les 200 000 morts actuels de la COVID-19! », s'exclame-t-il avec indignation.

« J’aime la vie, j’aime aussi la liberté, et à tout prendre, la COVID-19 me fait beaucoup moins peur que l’alzheimer ou que tel ou tel cancer. »

—  André Comte-Sponville, philosophe

Par-dessus tout, il a l’impression que les médecins ont pris le pouvoir dans nos sociétés, ce qu’il appelle le « panmédicalisme », soit de « faire de la santé la valeur suprême, et donc soumettre toute notre vie, nos sociétés, à l’unique exigence de la médecine ».

André Comte-Sponville, qui voue le plus grand respect au personnel de la santé, a un message pour tous : « N’ayez pas peur. »