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Bien entendu, ICI Première.
Bien entendu, ICI Première.
Rattrapage du 27 avr. 2020 : Le confinement de Robert Lepage et les complications du déconfinement

Entrevue avec l'ex-sénateur André Pratte et le sénateur Pierre Dalphond

Le consensus en période de crise remis en question

Publié le 28 avril 2020
Justin Trudeau parle debout en Chambre, la pièce est presque vide.
Le premier ministre Justin Trudeau, à la Chambre des communes, lundi le 20 avril 2020PHOTO : La Presse canadienne / Adrian Wyld

En cette période de pandémie, l'ex-sénateur André Pratte et le sénateur Pierre Dalphond se méfient du consensus social et politique qui a cours, sans douter de la bonne foi des gouvernements. « C'est comme si, pour éviter la contagion parmi les parlementaires, on devait mettre la démocratie en veille. [Comme si] le virus ne s'attaquait pas juste aux gens, il s'attaquait aussi à l'institution parlementaire », estime Pierre Dalphond.

Le gouvernement fédéral a proposé des amendements de lois sans l’autorisation du Parlement, mais il a dû négocier avec les partis d’opposition, vu sa position minoritaire. Tranquillement, la surveillance des décisions gouvernementales par des comités et par le Sénat a repris. Pierre Dalphond a hâte que cette même situation reprenne à Québec.

La peur engendrée par la crise complique le travail de déconfinement des gouvernements, soutient André Pratte : « Ils ont réussi à convaincre les gens, notamment au Québec, que la seule solution pour combattre la pandémie est le confinement total. »

En résumé, Pierre Dalphond estime que la situation d’urgence causée par le coronavirus doit s’atténuer, et que le respect de la règle de droit doit reprendre sa place.