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Bien entendu, ICI Première.
Bien entendu, ICI Première.
Rattrapage du 6 avr. 2020 : Des tests de COVID-19 et la cuisine en temps de crise

Entrevue avec Sylvain Charlebois : Revoir l'économie agroalimentaire

« Les gens ne manquent pas de nourriture », selon le spécialiste Sylvain Charlebois

Publié le 8 avril 2020
Une dame tient un panier de fruits et légumes dans une épicerie.
Une femme achète des aliments dans une épicerie.PHOTO : iStock

Notre sécurité alimentaire nous préoccupe durant la pandémie. La chaîne d'approvisionnement de l'industrie agroalimentaire est-elle menacée? Il y a trois ou quatre semaines, plusieurs personnes en doutaient, mais pas Sylvain Charlebois, qui est professeur en distribution et politique agroalimentaire à l'Université de Dalhousie et directeur du Laboratoire en science analytique agroalimentaire. « Elle peut être fragilisée, évidemment, avec ce qui se passe au sud de nous, aux États-Unis. Durant les prochaines semaines, il serait important de s'assurer que les chaînes demeurent ouvertes et efficaces, que le flux des biens continue », précise ce chercheur.

Bien sûr, des usines canadiennes de transformation du porc et du lait ont fermé en raison d’employés atteints de la COVID-19, mais pour Sylvain Charlebois, « les choses tournent bien » pour cette industrie, qui représente près de 220 milliards de dollars au Canada.

Le professeur Sylvain Charlebois, scientifique du laboratoire en science analytique agroalimentaire de l'Université Dalhousie, à Halifax.

Le professeur Sylvain Charlebois, scientifique du laboratoire en science analytique agroalimentaire de l'Université Dalhousie, à Halifax.

Sylvain Charlebois

Par contre, le secteur de la restauration n’existe plus. Les consommateurs évitent les marchés et privilégient le commerce électronique. Lors du retour à la normale, les restaurants reprendront leurs activités graduellement et mèneront une guerre de prix pour ramener les clients dans leur établissement. En attendant, beaucoup d’entre eux ont modifié leurs activités pour offrir la livraison de commandes passées en ligne.

« Une fois que le commerce électronique existe dans la tête des gens, il pourrait démocratiser la chaîne d’approvisionnement. Par exemple, les producteurs agricoles en région pourraient bel et bien livrer les produits chez les gens. Tout le monde aurait accès aux consommateurs. »

—  Sylvain Charlebois