« Je suis impatiente; je crois que c'est l'une des raisons pour lesquelles j'étais une journaliste qui arrivait à des résultats. Je n'acceptais pas un "non". » Si son impatience était un atout en journalisme, Julie Miville-Dechêne révèle que ce trait de caractère lui cause maintenant de la frustration au Sénat, où elle a été nommée en juin 2018. Au micro de Stéphan Bureau, elle revient sur son parcours riche et diversifié.
Julie Miville-Dechêne a passé plus de 30 ans à travailler à Radio-Canada comme journaliste, et ensuite comme ombudsman. Par la suite, elle a été présidente du Conseil du statut de la femme, représentante du Québec à l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), émissaire aux droits et libertés de la personne pour le gouvernement du Québec et, finalement, sénatrice indépendante.
« Pour l’instant, le Sénat n’est pas une institution efficace. […] Mon impatience est justifiée dans certains cas, car les procédures et les règlements du Sénat sont d’une autre époque et doivent être réformés », affirme-t-elle sans détour.
La sénatrice comprend la frustration et la méfiance du public canadien envers cette institution. Elle a toutefois espoir que le Sénat puisse être amélioré afin d’accomplir son rôle important.
« On oublie que le Sénat est quand même l’institution du regard attentif, où les projets de loi sont étudiés de façon profonde après qu’ils ont passé par la Chambre des communes. »