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Stéphan Bureau et l'humoriste André Sauvé

Bien entendu, ICI Première.
Audio fil du samedi 19 octobre 2019

Stéphan Bureau et l'humoriste André Sauvé

André Sauvé à la recherche de la vérité

André Sauvé est captif pendant l'entrevue.
L'humoriste André Sauvé est captif pendant l'entrevue accordée à Stéphan Bureau.PHOTO : Radio-Canada / Pascal Michaud
Bien entendu, ICI Première.
Bien entenduPublié le 19 octobre 2019

« Le sentiment dans lequel je sauce ma plume quand j'écris, ce n'est jamais la drôlerie. C'est [plutôt] ce qui me tracasse et me préoccupe, et parfois, c'est ce qui me fait souffrir. Après, ça prend une coloration humoristique, mais principalement je cherche la vérité. » Cette quête personnelle, André Sauvé tente de la transmettre à son public chaque fois qu'il écrit un spectacle.

« C'est tellement ancré dans notre conscience, cette idée qu'il faut aller quelque part. […] On n'arrive jamais nulle part, parce qu’il n’y a pas de lieu où aller. » Le bonheur, selon l’humoriste, c’est lorsqu’on accepte cette prémisse. C’est avant tout ces réflexions et ces questions sur la nature humaine qui inspirent André Sauvé lorsqu’il écrit. Mais n’allez pas croire que l’inspiration vient aisément. Il explique qu'au contraire, le métier d’écriture est comme un travail ouvrier.

Ce qu’il souhaite plus que tout, contrairement à ce qu’on pourrait supposer, ce n’est pas de faire rire, mais plutôt d’éveiller les consciences. Dans le processus d’écriture, l’humoriste pense d’abord à la meilleure façon d’exprimer ses idées et de toucher son public.

« Je ne me rentre pas dans le carcan du rire obligatoire. C'est fort possible que j'écrive quelque chose dont le véhicule ne sera pas le rire. »

— Une citation de  André Sauvé, humoriste

Aujourd’hui en paix avec son passé parfois douloureux, André Sauvé, qui partage sa vie entre la France et le Québec, se dit fier d’avoir pu dépasser ses peurs et sa vulnérabilité en les transformant en forces créatrices. « Ça a été pour moi un grand apprentissage que de me servir de tout ce dont j'aurais souhaité me départir dans le passé. […] C'est là-dessus que j'ai écrit et que j’ai bâti, et ça a été payant dans ce sens-là et libérateur en même temps. C’est une grande leçon de voir que ce que je voulais jeter, c'est une mine d'or. »