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Bien entendu, ICI Première.
Bien entendu, ICI Première.
Audio fil du mercredi 21 août 2019

Livre Sous le fleuve avec l'auteure Nathalie Lasselin, cinéaste et exploratrice

La femme qui explore le fond du Saint-Laurent

Publié le 21 août 2019
Plan de coupe d'un nénuphar, avec sa partie en surface et sa partie submergée, cette dernière montrant aussi le paysage sous-marin du fleuve Saint-Laurent.
Aperçu du paysage sous-marin du fleuve Saint-LaurentPHOTO : Nathalie Lasselin

Poissons, grottes, épaves... Pour Nathalie Lasselin, le fleuve Saint-Laurent regorge de surprises. Depuis 18 ans, elle en ratisse les profondeurs pour sensibiliser le public à l'importance de sa protection. Pour elle, il s'agit non pas du Grand bleu, mais du « grand vert », en raison des végétaux qui en tapissent le fond. Autour d'un nouveau livre, la cinéaste et exploratrice décrit à Stéphan Bureau les sons, les images et les impressions qui lui parviennent quand elle sillonne les fonds fluviaux à un jet de pierre de Montréal.

« Lorsqu’on s’immerge dans le fleuve Saint-Laurent, à Montréal ou en banlieue, on arrive dans de faibles profondeurs – 15 pieds, 20 pieds – et, lorsqu’on descend, on arrive proche d’une épaisse couche de sédiments déposés au fond », raconte Nathalie Lasselin.

Grouillant de vie

« Au-dessus de cette couche, on peut voir quelques poissons – à Montréal, il y a plus de 73 espèces, poursuit-elle. Parfois, on va voir des perchaudes, des brochets… Il y a de magnifiques esturgeons, des poissons qui peuvent faire plus de 6 pieds; ils sont plus grands que moi, et c’est assez impressionnant de les observer. »

Elle décrit l’impression intimidante de nager sous un paquebot : « On sait très bien qu’on n’a pas priorité. On est une petite particule dans ce fleuve. […] On va prévenir, sur les ondes radio maritimes, qu’il y a des opérations de plongée, mais en même temps, c’est notre responsabilité de ne pas être un obstacle à la navigation. »

Nathalie Lasselin au micro de Stéphan Bureau.

Nathalie Lasselin

Radio-Canada / Olivier Lalande

Ce bruit sourd

Puis, la sensation de nager au-dessus du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine : « Il y avait un bruit qui semblait être un bruit de moteur. […] C’était sourd, et le son voyage cinq fois plus vite dans l’eau. J’avais vraiment l’impression qu’un gros bâtiment arrivait vers moi. J’ai demandé [à mon équipe sur le bateau] : "Je suis rendue où, exactement?" Parce que, dès que je suis sous l’eau, je vois à peu près à 3, 4, 5 pieds. Ils m’ont dit : "Tu arrives proche du tunnel." Je me suis dit : "Voilà, j’entends le trafic, j’entends la ventilation." C’est une grosse caisse de résonance. »