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Comment la corruption teinte la recherche pharmaceutique

Bien entendu, ICI Première.
Rattrapage du 24 juin 2020 : Saint-Jean-Baptiste, somnambulisme et parentalité

Comment la corruption teinte la recherche pharmaceutique

Marie-Ève Cotton : La corruption de la recherche sur les médicaments

Essais en laboratoire de recherches médicales.
Scientifique travaillant dans un laboratoire de recherche pharmaceutique.PHOTO : iStock
Bien entendu, ICI Première.
Bien entenduPublié le 24 juin 2020

Manipulation de statistiques, sélection de patients idéaux, minimisation des effets secondaires, définition des critères d'évaluation de la réussite thérapeutique... La mainmise des entreprises pharmaceutiques sur la recherche est un problème systémique, selon Marie-Ève Cotton. La psychiatre explique à Stéphan Bureau comment ce phénomène contribue à produire davantage de médicaments pour les maladies chroniques des pays riches, comme l'hypertension, le diabète et la schizophrénie, et ce, au détriment de vaccins pour les pays en voie de développement.

Marie-Ève Cotton estime que les entreprises pharmaceutiques se sont trop tournées vers la rentabilité depuis que les grands fonds d’investissement en sont devenus propriétaires, au milieu des années 1980.

« Ça ne veut pas dire que tous les médicaments qui sortent sont inefficaces ou dangereux, mais ils sont souvent vantés comme étant plus efficaces et comme causant moins d’effets secondaires que les médicaments précédents, dont les brevets sont échus – donc qui rapportent beaucoup moins aux entreprises pharmaceutiques. Finalement, on s’aperçoit en clinique qu’ils ne sont pas nécessairement plus efficaces, qu’ils ont beaucoup d’effets secondaires aussi, mais qu’ils coûtent beaucoup plus cher aux gens ou au système. »

— Une citation de  Marie-Ève Cotton