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Cinéma avec Helen Faradji et Georges Privet : Le roi Lion

Bien entendu, ICI Première.
Audio fil du vendredi 19 juillet 2019

Cinéma avec Helen Faradji et Georges Privet : Le roi Lion

Le roi lion : une prouesse technique sans émotion

Nala et Simba côte-à-côte dans Le Roi lion, de Jon Favreau.
La nouvelle version du Roi lion est magnifique sur le plan visuel, mais manque cruellement de vie, selon Helen Faradji et Georges Privet.PHOTO : Disney
Bien entendu, ICI Première.
Bien entenduPublié le 19 juillet 2019

Avec sa nouvelle adaptation en prise de vue réelle d'un classique du cinéma d'animation, Disney épate encore une fois sur le plan visuel, mais accouche d'un film sans vie. C'est l'avis de nos critiques de cinéma, Helen Faradji et Georges Privet. Au micro de Stéphan Bureau, ils émettent des doutes quant à un niveau de violence qui semble élevé pour un jeune public, et déplorent qu'en laissant de côté le dessin animé, Disney ait aussi perdu l'expressivité de ses personnages.

« Techniquement, c’est d’une perfection bluffante », dit Helen Faradji, au sujet du travail du réalisateur Jon Favreau, qui succède à des relectures similaires de La belle et la bête, du Livre de la jungle et de Dumbo. « Le paradoxe, c’est que plus on se rapproche de l’illusion du vrai, plus on dépossède le vrai de ce qui compte vraiment, c’est-à-dire le cœur. [...] On a vraiment le sentiment de quelque chose de très mécanique et, surtout, de très, très mal rythmé. »

« Dans deux semaines, on en aura aucun souvenir. »

—  Helen Faradji, critique de cinéma
Un lionceau croise un suricate sur le dos d'un phacochère.

Le jeune Simba fait connaissance avec Timon et Pumbaa dans Le roi lion.

Disney

Fresque froide

« C’est moins le cercle de la vie que le cercle de l'argent, observe Georges Privet. On est devant un film qui a coûté 330 millions de dollars où, autrement, tout a déjà été vu. »

Un lionceau derrière un lion au sommet d'un rocher.

Le petit Simba suit son père, Mufasa, dans Le roi lion, de Jon Favreau.

Disney

Le critique constate qu’il manque au nouveau Roi lion ce petit supplément d’âme des films de la série La planète des singes, où, malgré l'utilisation de personnages de synthèse, on sent vraiment leur présence. « C’est photoréaliste, mais ce n’est pas animé. L’expressivité du cinéma d’animation manque beaucoup. »