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La vie et l'oeuvre d'Emily Carr racontées par Anne-Marie Bouchard

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La vie et l'oeuvre d'Emily Carr racontées par Anne-Marie Bouchard

La vie et l'oeuvre d'Emily Carr racontées par Anne-Marie Bouchard

Emily Carr, peintre de la nature et de totems autochtones

Emily Carr tient son chien dans ses bras.
Emily Carr est l'une des peintres canadiennes les plus connues.PHOTO : Photographe inconnu
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 3 octobre 2018

Icône féminine de la peinture canadienne, Emily Carr (1871-1945) a passé sa vie sur la côte ouest, loin des cercles artistiques de Montréal ou de Toronto. La conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec Anne-Marie Bouchard décrit l'œuvre colorée et le parcours atypique de cette artiste, dont le talent a été reconnu dès la fin des années 1920.

C’est en peignant des forêts ou des mâts totémiques de Colombie-Britannique qu’Emily Carr acquiert la célébrité. Dans ses toiles, elle cherche à montrer de façon authentique la culture autochtone qu’elle a pu observer et qu’elle sent menacée.

Inspirée par le fauvisme

Née à Victoria, Emily Carr étudie l’art à San Francisco et à Londres avant de côtoyer des peintres paysagers et de parfaire sa formation pendant deux ans en France. De retour au Canada, en 1912, elle représente dans ses peintures les villages autochtones de Colombie-Britannique. Elle le fait à la manière du fauvisme français, avec des couleurs d’une grande vivacité.

« Il y a une espèce de dualité entre la nature et la culture autochtone qui l’impressionne profondément. »

—  Anne-Marie Bouchard, conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec

Au moment où Emily Carr peint les mâts totémiques, la Colombie-Britannique les représente dans sa promotion touristique. Dans les années 1990, on accusera la peintre et la province d’avoir eu un regard colonial sur les Autochtones, alors qu’ils étaient en pleine acculturation.

Mâts totémiques dans une peinture d'Emily Carr datant de 1912

Art Gallery of Hamilton

Consécration tardive

En 1912, la peinture d’Emily Carr est mal reçue à Vancouver. On juge qu’elle manque d’authenticité, car l’art autochtone représenté dans ses toiles n’est pas créé par une Autochtone. De même, le langage moderniste de l’artiste a de la difficulté à se faire apprécier. Cette tiédeur à l’égard de son œuvre la pousse à prendre une longue pause de 15 ans, pendant laquelle elle élève des animaux et fabrique des objets d’artisanat.

À la fin des années 1920, le Musée national des beaux-arts d’Ottawa présente pour la première fois les toiles d’Emily Carr. L’exposition permet à la peintre d’entrer en contact avec le milieu artistique ontarien anglophone, autant à Toronto qu’à Ottawa. Des collectionneurs commencent à acheter ses créations.

Emily Carr est l’une des premières artistes canadiennes à se détacher des thématiques qu’on associe à la peinture féminine. Aujourd’hui, elle demeure l’une des peintres canadiennes les plus en vue dans le marché de l’art.

Détail d'une toile d'Emily Carr datant de 1931

Vancouver Art Gallery