•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

Le retour au pouvoir de Duplessis raconté par Jonathan Livernois

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Le retour au pouvoir de Duplessis raconté par Jonathan Livernois

Le retour au pouvoir de Duplessis raconté par Jonathan Livernois

Comment le régime Duplessis a réussi à s’imposer

Maurice Duplessis est debout devant un drapeau québécois.
Le premier ministre Maurice Duplessis vers 1958PHOTO : Radio-Canada
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 19 septembre 2018

Élu en 1936, Maurice Duplessis a perdu le pouvoir en 1939, pour le reconquérir en 1944. Il l'a conservé jusqu'à sa mort, en 1959. C'est en champion de l'autonomie provinciale, en anticommuniste farouche et en défenseur de la religion qu'il s'est présenté aux Québécois. L'historien Jonathan Livernois décrit les causes du succès électoral du duplessisme, associé plus tard à la Grande Noirceur.

Maurice Duplessis redevient premier ministre en 1944, grâce aux votes de circonscriptions rurales. Il maintient par la suite une carte électorale le favorisant pour rester au pouvoir. Son nationalisme explique aussi son exceptionnelle longévité politique.

Tout au long de sa carrière, Maurice Duplessis défend l’autonomie des Canadiens français face à Ottawa, mais sans revendiquer l’indépendance. En janvier 1948, le gouvernement Duplessis dote le Québec du drapeau fleurdelysé. Quelques années plus tard, en 1954, il réussit à obtenir un impôt provincial sur le revenu.

« Il ne faut absolument pas [gommer] tous les aspects négatifs du Duplessisme et tout le côté détestable de ce régime. [...] J’aime mieux un récit un peu héroïque de la Révolution tranquille qu’une réhabilitation de Duplessis a posteriori. »

—  Jonathan Livernois, historien

Utiliser la peur des communistes à des fins électorales

Après la Seconde Guerre mondiale, Duplessis affirme que l’Union nationale est le dernier rempart contre les communistes. Il n’hésite pas à traiter de communistes les syndicats, le mouvement ouvrier et même les libéraux. La lutte contre l’infiltration communiste devient pour lui un argument électoral.

Ultralibéral, Duplessis défend un gouvernement non interventionniste. On lui reprochera d’avoir donné les ressources naturelles québécoises à des compagnies américaines, sans aucune redevance en retour.

Un premier ministre puissant

Dans les années 1950, Maurice Duplessis présente les lois en chambre et contrôle ses ministres. Le président de l’Assemblée nationale lui donne toujours raison, alors que l’opposition libérale est faible. Pour gagner ses élections, il s’attire la sympathie de l’Église et se sert d’une puissante machine électorale. Il promet des routes à la pièce et la construction d’écoles pour s’attirer la sympathie des électeurs.

Mais à la fin de son règne, le régime Duplessis commence à être entaché de corruption. Cité libre, Radio-Canada ou Le Devoir lui mettent sous le nez ce qu’il avait reproché à Taschereau dans les années 1930.

Écoutez l'arrivée au pouvoir de Maurice Duplessis en 1936 racontée par Jonathan Livernois.

Référence

La révolution dans l’ordre, une histoire du duplessisme (Nouvelle fenêtre), Jonathan Livernois, Les éditions du Boréal, 2018