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La chanson québécoise en France après 1945, avec S.Normandin

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La chanson québécoise en France après 1945, avec Steve Normandin

La chanson québécoise en France après 1945, avec S.Normandin

La chanson québécoise dans la France des années 1950

Le chanteur Raymond Lévesque tient une guitare dans le salon de sa résidence, en 1959.
Le chanteur Raymond Lévesque est un des artistes québécois qui a eu du succès en France dans les années 1950.PHOTO : Radio-Canada / André Le Coz
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 16 juin 2018

Arrivé à Paris en 1950, Félix Leclerc y a connu un immense succès. Il a ainsi ouvert la voie à de nombreux autres artistes de la chanson québécoise qui ont voulu, à leur tour, tenter leur chance en France. L'auteur-compositeur-interprète Steve Normandin décrit la première vague de chanteurs du Québec appréciés des Français, formée entre autres des talentueux Raymond Lévesque et Pauline Julien.

À la fin des années 1940, Jacques Normand présente Félix Leclerc au producteur Jacques Canetti, qui voit en lui une authenticité et un talent pouvant plaire aux Français. Au théâtre Les Trois Baudets, à Paris, le chanteur séduit d’abord le public et la presse parisienne dans la revue musicale Sans issue. Les Français lui trouvent un côté exotique à une époque d’ébullition de la scène culturelle française, juste après la Seconde Guerre mondiale.

Le chanteur Félix Leclerc en 1955

Radio-Canada / Henri Paul

Faire sa place à Paris n’est pas donné à tous les chanteurs québécois

Raymond Lévesque profite du triomphe de Félix Leclerc à Paris pour s’y faire connaître. Il écrit des chansons pour Barbara et Jean Sablon, entre autres. Le producteur Eddy Barclay le prend sous son aile et lui permet d'endisquer pour la première fois. Il en fait de même avec Dominique Michel. En 1956, l'auteur-compositeur-interprète québécois propose sa célèbre chanson Quand les hommes vivront d’amour au chanteur Eddie Constantine.

De son côté, Jacques Blanchet connaît un sort moins heureux en France, où il passe une année. La poésie de ses chansons, qui n’ont pas nécessairement un caractère canadien, ne plaît pas aux Parisiens. Pauline Julien, quant à elle, lance sa carrière de chanteuse à Paris, où elle aspirait plutôt à devenir comédienne. Dans les cabarets de la rive gauche, elle chante les grands poètes français, mais interprète aussi des chansons de Raymond Lévesque avec Dominique Michel.

Des chanteuses oubliées

Dans les années 1950, la chance sourit à Guylaine Guy et à Jeanne-D’Arc Charlebois, deux autres chanteuses québécoises qui s’illustrent en France. De passage à Montréal, Charles Trenet propose à Guylaine Guy de faire sa première partie à l’Olympia de Paris. Elle y enregistre plusieurs disques, mais les années yéyé ont raison de sa carrière. Elle devient par la suite une artiste visuelle.

De son côté, Jeanne-D’Arc Charlebois, mieux connue sous le nom d'artiste Jeanne Darbois, se fait connaître par un numéro d’imitation. On l’engage en France dans des cabarets, puis au théâtre Bobino et à l’Olympia. Elle chante même au mariage de Grace Kelly et du prince Rainier.

Guylaine Guy en 1957

Radio-Canada / André Le Coz