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La grève étudiante de 1968 racontée par J.-P.Warren

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La grève étudiante de 1968 racontée par J.-P. Warren

La grève étudiante de 1968 racontée par J.-P.Warren

La première grève des cégépiens, en 1968

Des jeunes manifestent devant le Collège de Maisonneuve durant la grève étudiante de 1968.
Des jeunes manifestent devant le Collège de Maisonneuve durant la grève étudiante de 1968.PHOTO : Radio-Canada
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 26 avril 2018

« C'était une grève qui voulait radicalement modifier les structures sur lesquelles repose la société. » Le sociologue Jean-Philippe Warren décrit le contexte de la grève étudiante de l'automne 1968 au Québec. Alors que les cégeps venaient de naître, des jeunes occupaient ces établissements pour faire connaître leurs revendications, dont la création d'une deuxième université francophone à Montréal.

Inspirés par Mai 68, les dirigeants des associations étudiantes préparent leurs actions durant tout l’été 1968. Le 8 octobre, les étudiants du Collège Lionel-Groulx se rebellent et lancent le mouvement de contestation. Une semaine plus tard, des étudiants d’une quinzaine de cégeps participent à la grève.

Les jeunes militants souhaitent, entre autres, des ajustements dans la gestion des cégeps, de meilleurs prêts et bourses et la création d’une nouvelle université. Ils demandent aussi une autogestion de l’université par ceux qui la font vivre : ses étudiants, ses professeurs et ses employés.

« Même si on occupait politiquement les cégeps, même si c’était pour réformer à la fois le système d’éducation et la société plus large, on avait le bonheur de se retrouver entre pairs pour imaginer ce que serait la société de demain, pour mettre l’imagination au pouvoir, comme le disait le slogan de Mai 68. »

— Une citation de  Jean-Philippe Warren, sociologue

Une révolte étudiante à une époque contestataire
À l’instar des étudiants de plusieurs pays, ceux du Québec se rebellent contre le système.

Des cégépiens occupent le corridor lors de la grève étudiante de 1968.

Radio-Canada

Ils veulent se départir des séquelles d’une société qui a été autoritaire et fermée. Leur mouvement apparaît au moment où les groupes de femmes, les nationalistes et les syndicalistes québécois font aussi connaître leurs revendications.

De futurs politiciens, dont Claude Charron, Louise Harel et Bernard Landry, font partie des leaders des associations étudiantes de 1968. Le 21 octobre, ils organisent une grande manifestation à Montréal, qui réunit entre 5000 et 10 000 étudiants.

Le mouvement étudiant de 1968, qui touche surtout les cégeps montréalais, se termine en décembre et sera suivi par la création du réseau de l’Université du Québec. Il servira d’exemple à d’autres générations, notamment aux organisateurs du grand printemps étudiant de 2012.