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Les cimetières, aires de repos des morts et espaces des mémoires collectives

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Les cimetières, aires de repos des morts et espaces des mémoires collectives

Les cimetières, aires de repos des morts et espaces des mémoires collectives

Aujourd'hui l'histoire des cimetières

Un homme marche dans un cimetière.
Le cimetière du Père-Lachaise, à ParisPHOTO : Getty Images / PHILIPPE LOPEZ
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 7 décembre 2022

Jadis, les cimetières étaient de petites dimensions, adjacents à l'église, puis ils se sont transformés au point de devenir de véritables jardins, comme le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, à Montréal, ou celui du Père-Lachaise, à Paris. Catherine Ferland nous parle des origines du cimetière et de sa transformation selon les époques.

Les premiers cimetières apparaissent pendant l’Antiquité, et ils sont placés en périphérie des villes gréco-romaines. « On avait un petit peu cette notion que c’était peut-être mieux de ne pas voisiner de trop près les défunts pour éviter toutes sortes de problèmes de salubrité publique et de contagion, explique Catherine Ferland. Il y avait aussi la dimension spirituelle. »

L’essor de l’Église catholique change cette situation; depuis, les cimetières sont adjacents aux maisons de Dieu : « On a vraiment ce souci d’être collé sur les lieux saints. »

Lorsqu’il apparaît au 19e siècle, le grand cimetière répond à une préoccupation sanitaire. On revient ainsi aux pratiques de l’Antiquité. Le tout premier grand cimetière en Amérique du Nord est celui de Mount Auburn, à Boston, en 1830. Beaucoup de villes s’inspirent des jardins et des beaux endroits qu’il contient, ainsi que des architectes montréalais comme Henri Maurice Perrault et Charles-Philippe-Ferdinand Baillairgé.

« On est vraiment dans une mouvance de magnifier la nature. »

— Une citation de  Catherine Ferland, historienne

À l’image de ce qui se passe dans la société, tout le monde n’est pas égal au cimetière, comme en font foi les monuments et les sépultures. Par exemple, l’allée des notables et des gens d’affaires se distingue de celles des citoyens de la classe moyenne. « On mime la hiérarchie sociale », déclare l’historienne.

Aujourd’hui, la crémation fait une rude concurrence au cimetière traditionnel; au Québec, 70 % des gens la préfèrent. Jusqu’aux années 1970, l’Église s’y opposait « puisqu’on visait la résurrection […], il fallait que le corps se rende le plus intact possible. […] La crémation entrait en contradiction avec cette idée. »

De plus, la crémation répond aux besoins d’occuper moins d’espace et à une simple préoccupation économique.

En conclusion, l’historienne Catherine Ferland nous dit si le cimetière est voué à disparaître, et elle explique d’où vient sa passion pour la taphophilie, soit le fait de s’intéresser aux monuments funéraires.