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La vie dans les phares : un témoignage important du passé maritime canadien

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La vie dans les phares : un témoignage important du passé maritime canadien

La vie dans les phares : un témoignage important du passé maritime canadien

Aujourd'hui l'histoire des phares

Le phare de Gaspé se trouve sur la côte.
Le phare de Gaspé vers 1925PHOTO : BAnQ/Collection Monique Mercure-Vézina
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 6 décembre 2022

La vie insulaire des gardiens de phare n'avait rien d'un long fleuve tranquille. Ils ont connu des tempêtes, des inondations et les hivers rigoureux. Cette vie de pionnier était marquée par l'isolement et la solitude. « Durant toute l'histoire, il y [a eu] plus de 750 phares au Canada », rappelle l'historienne et chroniqueuse Maude Bouchard-Dupont.

La France n’avait pas les moyens de construire des phares en Nouvelle-France. Par chance, la navigation sur le Saint-Laurent était très difficile, ce qui protégeait la colonie des attaques britanniques par bateau. Près de 18 000 personnes sont mortes lors de naufrages à l'époque de la Nouvelle-France.

Le Canada a le plus long littoral au monde et les phares font partie de son histoire. « À partir du 18e siècle, on va construire les premiers phares. Le premier qui est construit est celui de Louisbourg, sur l’île du Cap-Breton, en 1734 », explique l’historienne. Les phares sont parsemés un peu partout sur le littoral, sauf en Alberta, et il s’en trouve à l’intérieur du pays pour la navigation interne.

Le gardien s’occupait du phare, de le peindre en rouge chaque printemps, de l’entretien des lampes à huile – jusque dans les années 1960 –, du système de poids du pivot des lampes et des communications. Sur le fleuve Saint-Laurent, il vivait dans le phare d’avril à décembre, mais toute l’année dans les Maritimes. « C’est vraiment vivre comme un pionnier, donc il n’y a rien d’idyllique », déclare Maude Bouchard-Dupont.

Ainsi, le gouvernement a encouragé, dès le 19e siècle, la vie en famille au phare. « Cela assurait une certaine stabilité, fait remarquer Maude Bouchard-Dupont, et le savoir familial se transmettait de père en fils. » Les enfants suivaient des cours par correspondance. Sur le Saint-Laurent, ils allaient à l’école durant l’hiver sur la côte, puisque le phare était fermé.

Le métier s'est professionnalisé dans les années 1940, lorsque plusieurs gardiens ont obtenu une formation de technicien radio, en raison de l’importance des télécommunications.

Aujourd’hui, les phares demeurent, mais leurs gardiens se font plus rares : « Sur les 750 phares, il y en a encore 51 qui sont gardés au Canada », explique Maude Bouchard-Dupont. Dans les années 1970, l’automatisation des phares s'est mise en place. Plus tard, les radars et la navigation par satellite ont facilité le transport maritime.

Également au cours de cette émission, l’historienne raconte son lot d’anecdotes sur des accidents, des tempêtes et des sauvetages liés aux phares du Canada.