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La voix des femmes/Voice of Women, l’organisation qui s’opposait à la course aux armements

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La voix des femmes/Voice of Women, l’organisation qui s’opposait à la course aux armements

La voix des femmes/Voice of Women, l’organisation qui s’opposait à la course aux armements

Aujourd'hui l'histoire de la Voix des femmes

Des femmes manifestent tandis que trois hommes circulent devant elles sans les regarder; deux d'entre elles tiennent une pancarte sur laquelle avec l'inscription pas d'armes nucléaires pour le Canada.
Une manifestation de La voix des femmes/Voice of Women durant les années 1960PHOTO : Canadian Voice of women for Peace (VOW)
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 29 novembre 2022

Devant la prolifération de l'arme atomique durant la guerre froide, des femmes ont milité pour la paix et le désarmement. C'est ainsi qu'a été fondé Voice of Women/La voix des femmes au début des années 1960. La professeure d'histoire au Campus Saint-Jean de l'Université d'Alberta Valérie Lapointe-Gagnon nous parle de cette organisation pancanadienne féministe et non partisane.

Voice of Women voit le jour en 1960, et l’aile québécoise, La voix des femmes, l’année suivante. Nous sommes en pleine guerre froide. Les femmes se liguent à la suite de la publication d’un article de Lotta Dempsey, du Toronto Star. Après l’échec de la conférence de la paix à Paris en 1960 entre les États-Unis et l’URSS, la journaliste écrit que, devant ce fiasco fait par des hommes, peut-être que les femmes devraient se mettre ensemble pour faire mieux.

Plusieurs femmes se signalent dans le mouvement, dont Helen Tucker, cofondatrice et première présidente de l’organisation. Au Québec, Solange Chaput-Rolland et surtout Thérèse Casgrain sont de ferventes défenseures du féminisme.

« On invite les femmes à lire, notamment sur les effets de la radioactivité, sur la géopolitique, sur les relations internationales. […] On encourage les femmes à prendre la parole, à prendre la plume. »

— Une citation de  Valérie Lapointe-Gagnon

Le bouche-à-oreille fait son effet. Tranquillement, 6000 membres se joignent à La voix des femmes. « On est dans une logique de féminisme maternaliste. Donc, on veut vraiment guider vers la paix la famille humaine », explique Valérie Lapointe-Gagnon.

La voix des femmes devient rapidement une école d’organisation sociale et un réseau d’influences. Elle mène des batailles pour mettre fin aux essais nucléaires qui nuisent à l’environnement, pour défendre les libertés civiles et pour empêcher l’hébergement d’ogives nucléaires américaines au Canada – ce qui se fait pourtant de 1964 à 1984.

La voix des femmes contribue également à l’arrivée de femmes en politique. « Ce réseau va permettre de pousser certaines candidatures », fait remarquer Valérie Lapointe-Gagnon.

Également au cours de cette émission, Valérie Lapointe-Gagnon décrit les fortes tensions politiques entre l’aile nationale et l'aile québécoise à l’arrivée du Parti québécois, dans les années 1970. Et elle décrit le rôle de l’organisation, aujourd’hui, qui a changé de nom pour Canadian Voice of Women for Peace (VOW).