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CANO, le groupe mythique de l’Ontario français

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
CANO, le groupe mythique de l’Ontario français

CANO, le groupe mythique de l’Ontario français

Aujourd'hui l'histoire du groupe franco-ontarien CANO

Les sept membres du groupe CANO sont devant une murale qui représente des voitures.
Le groupe CANOPHOTO : CANO
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 28 octobre 2022

En 1975, une dizaine de musiciens de Sudbury ont formé la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario (CANO). Grâce à son succès, le groupe CANO a brisé un plafond de verre et a donné une voix forte à l'identité franco-ontarienne, comme le raconte Johanne Melançon, chercheuse en résidence au Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l'Université d'Ottawa (CRCCF).

CANO a d’abord été une coopérative d’artistes, qui s'est fait réellement connaître à la formation du groupe musical du même nom. « Avec les deux premiers albums qui sont entièrement en français, il y a toute une fierté d’être Franco-Ontarien qui se concrétise dans les chansons et la musique de ce groupe », explique Johanne Melançon.

CANO tire ses origines de l’Université Laurentienne. « Il faut retourner à la création collective de l’année universitaire 1970-1971, Moé, j’viens du Nord s’tie, dirigée par Pierre Bélanger, qui va être une figure importante du mouvement et de la coopérative, raconte Johanne Melançon. Et fort du succès de cette pièce, qui est allée en tournée dans le nord, les jeunes vont fonder le Théâtre du Nouvel-Ontario. »

L’idée de former une coopérative d’artistes est apparue à l’automne 1971. CANO est donc une entité qui provient de cette coopérative. Dans le groupe musical, les dettes et les profits étaient divisés également entre tous les membres.

Le succès

La musique du groupe a connu un succès rapide et elle est même comparée à celle d’Harmonium et de Beau Dommage.

« C’est une musique qui est nouvelle pour les Franco-Ontariens. C’est une musique qui est dans l’air du temps. […] Les Franco-Ontariens, tout à coup, se rendent compte que leur image est en phase avec tout ce qui se passe autour d’eux. »

— Une citation de  Johanne Melançon, chercheuse

Après une tournée canadienne, A&M Records a offert à CANO un contrat de disque de cinq ans. Malheureusement, le malheur a frappé le groupe. André Paiement, l’âme du groupe, est mort tragiquement en 1978. D’autres tuiles se sont abattues sur CANO : la chanteuse Rachel Paiement a quitté le groupe en 1980 et le violoniste Wasyl Kohut est mort d’un AVC en 1981. Dès lors, le groupe s'est profondément transformé et a même changé son nom pour Masque sur le disque Camouflage, paru en 1981. « Il y a neuf chansons en anglais, aucune en français et une chanson instrumentale. C’est le dernier album avec A&M Records », ajoute Johanne Melançon. CANO s'est séparé en 1985.

En terminant, Johanne Melançon analyse l’héritage laissé par ce groupe musical à la culture franco-ontarienne.