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Aujourd'hui l'histoire des élections québécoises de 1966

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Les élections de 1966, la défaite crève-cœur de Jean Lesage

Aujourd'hui l'histoire des élections québécoises de 1966

Les élections de 1966, la défaite crève-cœur de Jean Lesage

Jean Lesage et Daniel Johnson se serrent la main dans le décor du débat télévisé.
Jean Lesage, chef du PLQ, et Daniel Johnson, chef de l'Union nationale, en 1962PHOTO : Radio-Canada / Studio Lausanne
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 27 septembre 2022

Le 5 juin 1966, contre toute attente, le gouvernement libéral de Jean Lesage, qui avait opéré la Révolution tranquille, a été battu par Daniel Johnson, chef de l'Union nationale. L'historien et politologue Jean-Charles Panneton explique comment cette élection a marqué le Québec.

En 1966, le paysage politique de la province s'est transformé. L’âge de vote est passé de 21 à 18 ans, et les premiers partis indépendantistes, le Ralliement national et le Rassemblement pour l’indépendance nationale avec Pierre Bourgault, sont apparus.

Le programme du Parti libéral, rédigé par René Lévesque et Pierre Laporte, était « très mince ». La stratégie constitutionnelle des libéraux était faible, et le parti voulait terminer des réformes entamées au début des années 1960, dont la mise en place d’un régime d’assurance maladie, sans rien proposer de nouveau.

À l’Union nationale, Daniel Johnson dénonçait « la folie des grandeurs de Jean Lesage » et critiquait son bilan, notamment la taxation et « l’obésité de l’État ». De plus, il misait sur la carte nationaliste; le slogan de l’Union nationale était d’ailleurs « Québec d’abord ».

Pour l’élection, le Parti libéral a décidé de mettre de l’avant la personnalité de Jean Lesage. « Lesage est usé, vieilli, impatient. Lesage a des problèmes de consommation d’alcool. […] C’est un homme qui se trouve affaibli », raconte Jean-Charles Panneton. À la deuxième moitié de la campagne, les ministres René Lévesque, Paul Gérin-Lajoie et Claude Wagner ont été davantage mis de l’avant, mais il était difficile de revenir en arrière. De plus, la situation sociale au Québec était trouble, avec un grand nombre de grèves. « On est dans un contexte de syndicalisation de la fonction publique », explique Jean-Charles Panneton.

La soirée électorale du 5 juin 1966 s'est terminée avec la victoire de Daniel Johnson. « Jean Lesage va prendre quatre jours après l’élection pour reconnaître la victoire de Daniel Johnson », raconte Jean-Charles Panneton. Cette défaite s’explique mal, car le bilan des libéraux depuis 1960 est impressionnant.

Une rupture politique?

Est-ce que cette élection marque une rupture dans l’histoire politique du Québec? Écoutez l’analyse de Jean-Charles Panneton, qui décrit également le chef d’État qu'a été Daniel Johnson et qui explique pourquoi l’Union nationale n’a pas survécu à la mort de son chef.