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La vie de l'effeuilleuse Lili Saint-Cyr racontée par Marc Laurendeau

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Lili St. Cyr, l’effeuilleuse vedette des cabarets

La vie de l'effeuilleuse Lili Saint-Cyr racontée par Marc Laurendeau

Lili St. Cyr, l’effeuilleuse vedette des cabarets

Sur une scène, Lili St. Cyr a un genou à terre et pose avec un bras en l’air.
Lili St. Cyr en 1950PHOTO : Getty Images / M. Garrett
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 9 juin 2022

Dans l'après-guerre, Lili St. Cyr attire bien des foules à Montréal. Blonde séduisante, pin-up mondaine, elle jouit d'une grande popularité qui ne manquera pas de lui attirer quelques ennuis et les autorités municipales tenteront même de la censurer. Le journaliste Marc Laurendeau nous parle de Lili St. Cyr et de cette époque sulfureuse.

Marie Frances Van Schaack est née à Minneapolis, aux États-Unis, et arrive à Montréal vers 1944, à l’âge d’or des cabarets. Parmi ses atouts, elle sait bien danser. « Elle allait au-delà du burlesque », précise Marc Laurendeau. De plus, elle francise son nom : elle devient Lili St. Cyr afin de plaire à la clientèle montréalaise.

À cette époque, Montréal est une ville portuaire non soumise à la prohibition de l’alcool, contrairement à d’autres villes canadiennes et américaines.

« [Lili St. Cyr] symbolise à elle seule l’exceptionnelle liberté qui a régné à Montréal durant la période de l’après-guerre. »

— Une citation de  Marc Laurendeau, journaliste

Pourtant, nous sommes en plein duplessisme, mais « Maurice Duplessis était à l’égard des danseuses beaucoup plus tolérant ».

Malgré la légalité de son art, Lili St. Cyr subit un procès en 1951. Peu avant la Saint-Jean-Baptiste, elle décide de présenter un spectacle intitulé Salomé et les sept voix. « Salomé est la danseuse qui réclame à Hérode la tête de Jean-Baptiste », explique Marc Laurendeau. Le clergé réclame que le spectacle n’ait pas lieu, ce que refuse Lili St. Cyr. Son procès a lieu au palais de justice de Montréal, et elle le gagne.

Traumatisée par cette épreuve, Lili St. Cyr retourne aux États-Unis alors que les cabarets perdent en popularité, car la télévision arrive en 1952. Elle revient à Montréal vers 1967 et on lui intente un autre procès.

Après avoir été à Las Vegas quelques années, Lili St. Cyr quitte l'industrie du spectacle et s’établit en Californie où elle meurt, recluse, en 1999.

Également au cours de cette émission, Marc Laurendeau explique l’évolution de la nudité sur scène et de la censure au Québec.