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L'histoire des clubs vidéo racontée par André Lavoie

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
L’ascension et le déclin des clubs vidéo en 30 ans

L'histoire des clubs vidéo racontée par André Lavoie

L’ascension et le déclin des clubs vidéo en 30 ans

Des films rangés dans un club vidéo de Québec.
Des films rangés dans un club vidéo de Québec. PHOTO : Radio-Canada / Marc-André Turgeon
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 18 mai 2022

Les clubs vidéo ont connu une croissance fulgurante au début des années 1980. Le DVD et les jeux vidéo leur ont redonné un second souffle au début des années 2000, mais les plateformes de diffusion en continu ont par la suite signé leur arrêt de mort. En tout, leur aventure a duré trois décennies. Le critique de cinéma André Lavoie retrace l'histoire de ces établissements où il fallait errer pour trouver son film.

Avant les clubs vidéo, il y avait davantage de salles de cinéma, plus de cinéphiles, et les réseaux de télévision programmaient bien des films. Le magnétoscope devait « libérer le spectateur de la tyrannie des programmations télé ». Les gens qui possédaient un magnétoscope dans les années 1970 ont pu enregistrer des émissions de télé et des films, au grand désespoir des studios de cinéma.

Aux États-Unis, des studios de cinéma ont mené des batailles pour empêcher la prolifération des magnétoscopes. En 1984, la Cour suprême américaine a statué que l’utilisation personnelle du magnétoscope était légale.

Un lecteur vidéocassettes sur une étagère.

Les lecteurs vidéocassettes, les fameux VHS, n'ont pas survécu à l'avènement des DVD et du Blue-Ray.

Getty Images / Kazuhiro Nogi

Le club vidéo est ainsi apparu dans des locaux inoccupés, dans des dépanneurs et parfois dans des nettoyeurs. « Longtemps, [ils] ont été des repaires soit de cinéphiles, soit d’amateurs de films de genre en particulier », indique André Lavoie sur ces lieux bric-à-brac.

Les films en français y étaient rares au début, mais le rattrapage s’est fait rapidement. Et la section de films pornos est aussi vite devenue populaire.

« On ne soupçonne pas l’importance de la porno pour la vitalité économique des clubs vidéo. C’était énorme! […] On raconte que [pour] certains clubs, c’était plus de 40 % de chiffre d’affaires. »

— Une citation de  André Lavoie, critique de cinéma

Un géant

En 1987, l’arrivée d’un grand joueur aux États-Unis et au Canada change la donne : Blockbuster. « L’arrivée de Blockbuster, c’est l’équivalent de l’apparition de Walmart, ou même j’oserais dire l’apparition des centres commerciaux », résume ainsi André Lavoie. Blockbuster impose une standardisation de l’offre des cassettes vidéo dans de grandes surfaces au même décor, avec des exemplaires en grande quantité des nouveaux films.

Les petits clubs vidéo ont commencé à fermer ou à se spécialiser, mais Blockbuster était un colosse au pied d’argile. Netflix, qui était à ses débuts un service de distribution de DVD par la poste, a finalement pris toute la place dans les années 2000.

Également dans cette émission, André Lavoie explique comment Netflix s’est transformé en producteur de films et de séries, et nous indique si un retour du club vidéo est possible.