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L'érable et le temps des sucres : toute une tradition!

Un homme verse une louche de sirop d'érable sur de la neige.
Une tire d'érable sur la neige pendant le temps des sucres.PHOTO : getty images/istockphoto / MarcBruxelle
Publié le 2 mars 2022

En tire, en sucre ou en simple sirop, le sirop d'érable est un précieux nectar canadien à valeur de trésor national. Maxime Coutié et son invitée, l'autrice et historienne Catherine Ferland, retracent ensemble l'histoire du sirop d'érable, autour duquel les générations se rassemblent, devenu un symbole national qui s'exporte partout dans le monde.

À son arrivée sur le continent, Jacques Cartier ne s’était pas trompé. Sa curiosité pour l’eau distillée par les Autochtones fera rentrer cette saveur locale dans les cuisines des colons débarqués d’Europe où les sucreries ont fait leur apparition.

Les premières érablières sont des sucreries de ferme. Il s’agit d’une activité en marge de celles de la ferme qui vise à produire un sucre plus économique que le sucre blanc raffiné, qui est cher. En outre, sa production élimine les problèmes de transports : ce sucre est local, et la matière première, abondante.

L’acériculture n’en est alors qu’à ses balbutiements et se fait en famille. On extrait la sève des troncs et on la met à chauffer de longues heures avant d’obtenir le précieux liquide ambré ou clair, selon les goûts. On produit pour sa propre consommation. Ce n’est qu’au 19e siècle que la production se modernise et s’intensifie pour proposer le liquide sucré sur toutes les tables. Le sirop devient un bien que l’on offre et que l’on fait découvrir par delà les frontières, tel un cépage.

Des tubes bleus sont accrochés le long de troncs d'arbres.

Les tubulures relient les troncs des arbres à la cabane pour la transformation de l'eau d'érable.

getty images/istockphoto / Lurin

Aujourd’hui, le Québec, principale province productrice d’érable, produit 120 millions de livres de sirop chaque année. La province produit à elle seule les trois quarts du sirop consommé sur la planète.

Catherine Ferland rappelle que les activités familiales autour de l’érable et les traditionnelles parties de sucres sont une conséquence directe de la révolution industrielle. Les campagnes désertées au profit de la ville sont réinvesties le temps d’un congé pour se rassembler en famille et entre amis autour d’un repas. Le Québec misera beaucoup sur cette industrie du loisir en développant l’activité touristique autour des cabanes à sucre et en les ouvrant à un large public.

C’est à partir de la moitié du 20e siècle que les produits commercialisés à base d’érable apparaissent en ville. Depuis, ils ne cessent d'être e les réinventer. L’érable connaît une gain de popularité en servant de plus en plus à la fabrication de boissons alcoolisées. L’industrie pharmaceutique lorgne également sur ce produit aux propriétés antioxydantes recherchées.

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