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Juillet 1914, les cousins Guillaume II et Nicolas II s’envoient des télégrammes

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La Première Guerre mondiale, guerre de lettres entre deux empereurs

Juillet 1914, les cousins Guillaume II et Nicolas II s’envoient des télégrammes

La Première Guerre mondiale, guerre de lettres entre deux empereurs

Quatre soldats allemands en habits de combat avec un casque et des masques à gaz se tiennent de part et d'autre d'un énorme canon.
Soldats allemands lors de la Première Guerre mondiale.PHOTO : Getty Images / General Photographic Agency
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 3 février 2022

L'assassinat, le 28 juin 1914, de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche et de son épouse, Sophie Marie Joséphine Albine, par un nationaliste serbe serait l'un des éléments déclencheurs de la Première Guerre mondiale. Le crime a suscité une rafale de correspondances entre deux cousins : l'empereur d'Allemagne Guillaume II et l'empereur de Russie Nicolas II. Carl Bouchard, professeur au Département d'histoire de l'Université de Montréal, décortique ces télégrammes où rivalisent fraternité et hostilité.

Le professeur explique d'abord que l'assassinat du couple s'est produit dans un contexte où deux grandes alliances s'opposaient. Il y avait la Triple-Alliance, formée par l’Allemagne avec l’Autriche-Hongrie ainsi que l’Italie. Et en face se trouvait la Triple-Entente, composée de la Russie, de la France et de la Grande-Bretagne.

Les deux camps étaient divisés sur les responsabilités dans l’assassinat du couple, la Russie soutenant la Serbie, slave comme elle. Et l’Allemagne se plaignait d’être « encerclée » et menacée par la Triple-Entente.

C’est dans ce contexte que les empereurs Guillaume II et Nicolas II ont commencé à s'écrire.

« Le contenu des lettres montre une relation qui reste au départ très fraternelle, mais qui, peu à peu, montre que les deux empereurs sont un peu pris dans une machine. Et chacun accuse l'autre de ne pas faire ce qu'il faut pour stopper la guerre. »

— Une citation de  Carl Bouchard

Le professeur explique à quel point, dans leurs lettres, les deux empereurs étaient partagés entre la paix et la guerre. Le professeur souligne que l’empereur de l’Allemagne était plus porté au ton martial et va-t'en-guerre dans ses correspondances. Nicolas, lui, adoptait un ton plus conciliant dans ses télégrammes.

Carl Bouchard raconte comment il se fait que les deux cousins, après cette guerre épistolaire, n’aient pu éviter à l’humanité le conflit qui a fait quelque 20 millions de morts.