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L'histoire du canal de Lachine, avec Joanne Burgess

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Le canal de Lachine, le cœur ouvrier du Canada français

L'histoire du canal de Lachine, avec Joanne Burgess

Le canal de Lachine, le cœur ouvrier du Canada français

Des ouvriers construisent le canal de Lachine en 1877.
La construction du canal de Lachine en 1877PHOTO : La Presse canadienne / SAMUEL MCLAUGHLIN
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 20 janvier 2022

Dès les débuts de la colonisation, la nécessité de contourner les rapides de Lachine préoccupe les autorités. L'idée d'un canal émerge, mais les travaux sont abandonnés. C'est plus tard, en 1825, sous l'impulsion de marchands britanniques, que le canal sera inauguré. L'historienne Joanne Burgess raconte comment le canal de Lachine a grandement contribué à l'essor de Montréal.

Au début du 19e siècle, les besoins de contourner les rapides de Lachine sont plus essentiels, car le flot des marchandises vers le Haut-Canada devient plus volumineux. Une main-d’œuvre surtout constituée d’immigrants irlandais construit le premier canal manuellement et l’État finance en grande partie les travaux.

Le canal est élargi vers la fin des années 1840 et favorise l’installation d’industries en son long : « Là où il y a des écluses, à cause du changement de niveau, il y a un potentiel d’exploitation du pouvoir de l’eau pour mettre en mouvement des machines, dont des turbines », indique Joanne Burgess. « Montréal va s’inscrire dans le mouvement de la révolution industrielle. »

Les usines se trouvent sur le bord du canal. Derrière se trouvent les quartiers ouvriers Pointe-Saint-Charles, Griffintown et Saint-Henri, dans des conditions parfois déplorables, comme le décrit le roman Bonheur d’occasion, de Gabrielle Roy.

La Deuxième Guerre mondiale procure un essor industriel au canal. Cette période est marquée par une croissance très forte de l’emploi, une migration vers la ville, la croissance de la présence des femmes dans le travail industriel, les revendications syndicales et ouvrières, et l’essor de la vie nocturne montréalaise.

Au cours de cet entretien, l’historienne Joanne Burgess, qui est également fondatrice et directrice du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal, explique comment s’est déroulé le déclin rapide du canal de Lachine dès les années 1960 et sa restauration en 2002 pour la navigation de plaisance.