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Les 100 ans de la CSN, avec Gérald Larose

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La CSN et ses 100 ans de lutte syndicale

Les 100 ans de la CSN, avec Gérald Larose

La CSN et ses 100 ans de lutte syndicale

Des manifestantes brandissent des pancartes de la CSN.
Des membres de la CSN manifestent pour l'équité salariale en 1999.PHOTO : La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 7 décembre 2021

L'histoire de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est marquée par des conflits de travail retentissants, parfois violents, mais aussi par des avancées sociales importantes. Gérald Larose, son président de 1983 à 1999, résume les grands moments de la centrale syndicale.

Au début du 20e siècle, l’industrialisation au Québec cause des inégalités ouvrières. Des syndicats autonomes dissidents des syndicats américains se forment alors. « La [Confédération des travailleurs catholiques du Canada, CTCC] est née du regroupement de ces syndicats autonomes. Elle est moulée dans la doctrine sociale de l’Église », explique Gérald Larose. Le syndicat voit le jour plus précisément en 1921 à Hull.

En 1949, la grève d’Asbestos réunit 5000 travailleurs de l’amiante, un dur conflit qui est sévèrement réprimé. Cette défaite pour la CSN permet au mouvement syndical d’en sortir grandi. « Ça a été le moment d’incubation de la Révolution tranquille », rappelle Gérald Larose. « Ça a été un moment de cristallisation de l’opposition à Duplessis. »

Une fois arrivé au pouvoir, le premier ministre du Québec Jean Lesage met en place un ensemble de « dispositifs qui avaient été réfléchis à la CSN quelques années auparavant ».

En 1960, le syndicat change de nom alors qu’il s’éloigne de l’Église. La Révolution tranquille fait ses premiers pas. La CSN réussit à négocier le nouveau Code du travail avec Jean Lesage et à syndiquer l’ensemble du secteur public.

Dans les années 1970, l’idéologie marxiste-léniniste s’y impose alors qu’a lieu le front commun intersyndical avec la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) pour le renouvellement des conventions collectives des employés de l’État. Cette grève générale est marquée par l’emprisonnement des trois chefs syndicaux ainsi qu'une loi spéciale de retour au travail. « Quelques mois après, cela a donné la grande structuration salariale du secteur public qui prévaut encore », décrit Gérald Larose.

Également au cours de cette émission, Gérald Larose discute des prises de position politiques de la CSN et de sa présence actuelle dans les débats publics.