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Les déserteurs de la Première Guerre mondiale, avec Patrick Bouvier

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Les déserteurs de la Première Guerre mondiale, fusillés pour l’exemple

Les déserteurs de la Première Guerre mondiale, avec Patrick Bouvier

Les déserteurs de la Première Guerre mondiale, fusillés pour l’exemple

Des soldats canadiens chargent l'ennemi lors de la Première Guerre mondiale.
Des soldats canadiens lors de la Première Guerre mondialePHOTO : Getty Images / Topical Press Agency
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 25 novembre 2021

Opposés à la conscription, des Canadiens ont refusé de s'enrôler dans l'armée et se sont cachés. D'autres, des volontaires ou des conscrits, ont choisi de déserter, un crime grave passible de la peine de mort. En tout, 23 Canadiens ont été exécutés au terme de procès éclair. Le professeur et auteur Patrick Bouvier parle du sort de ces déserteurs.

Le 4 août 1914, l’Empire britannique déclare la guerre à l’Allemagne. Dès octobre, des volontaires canadiens se retrouvent sur le front européen.

« Les militaires qui s’enrôlent dans l’armée canadienne ne seront pas soumis à une loi canadienne, mais bien à la loi militaire britannique », affirme Patrick Bouvier. Elle prévoit pour la désertion, pour la trahison et pour le fait de s’endormir en poste la peine de mort. Par contre, aucun Britannique n’a été exécuté pour désertion depuis 1803. » Malgré tout, Fortunat Auger, du 14e bataillon, est le premier déserteur canadien exécuté, le 26 mai 1916.

Des maladies mentales?

Durant la Première Guerre mondiale, la médecine militaire peine à évaluer et à admettre les maladies mentales chez les soldats, ce qui explique peut-être les comportements de certains déserteurs.

« Les conditions de vie lors de la Première Guerre mondiale sont inimaginables dans les tranchées. Les militaires vivent des névroses et des psychoses; ils sont victimes d’épuisement psychologique, de vomissements chroniques, de tremblements... »

— Une citation de  Patrick Bouvier, professeur et auteur

La cour martiale est souvent expéditive et sans appel, et les exécutions ont lieu à l’aube. « Le prisonnier est amené de sa cellule. Il est attaché à un arbre, il est attaché à un poteau, parfois à une chaise de cuisine. On l’aveugle également », raconte Patrick Bouvier.

Depuis quelques décennies, les militaires reconnaissent de plus en plus les effets des combats sur la santé mentale des soldats; c’est ce qui explique que la réhabilitation posthume des déserteurs canadiens ait pris tant de temps, presque 100 ans. Enfin, Patrick Bouvier explique pourquoi les soldats canadiens-français sont surreprésentés dans les exécutions.