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We Are the World et les chansons caritatives, avec Helen Faradji

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
We Are the World et le succès des chansons humanitaires

We Are the World et les chansons caritatives, avec Helen Faradji

We Are the World et le succès des chansons humanitaires

Des artistes chantent sur une scène.
Stevie Wonder, Lionel Richie, Sheila E., Diana Ross, Elizabeth Taylor, Michael Jackson, Smokey Robinson, Kim Carnes, Michael Douglas, Janet Jackson et d'autres chantent We Are the World.PHOTO : Getty Images / Bettmann
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 20 octobre 2021

La chanson We Are the World a marqué le monde entier et a permis d'amasser des dizaines de millions de dollars. Les chansons humanitaires du genre se sont multipliées dans les années 1980, mais aucune n'a eu la même ampleur. Helen Faradji, docteure en cinéma et critique à Radio-Canada, explique le phénomène et le contexte de cette chanson humanitaire.

En 1971, George Harrison s’unit au sitariste indien Ravi Shankar pour lutter contre la famine au Bangladesh. Ringo Starr, Eric Clapton, Bob Dylan, entre autres, sont du Concert for Bangladesh au Madison Square Garden, à New York.

Au début des années 1980, une sécheresse historique provoque une famine en Éthiopie. Les Britanniques sont les premiers à se mobiliser, sous l’impulsion du chanteur et acteur Bob Geldof. Avec ses amis Sting, Paul McCartney, Bono, David Bowie, Phil Collins et d’autres, ils enregistrent Do They Know It's Chrismas?, sous le nom Band Aid. « La chanson, immédiatement, va devenir le plus grand succès britannique jusqu’à ce qu’une autre chanson caritative la remplace, Candle in the Wind [d’Elton John], en 1997 », raconte Helen Faradji.

« On peut présumer que les Américains ont été un peu piqués au vif par le succès remporté par les Britanniques et qu’ils ont voulu montrer peut-être leur supériorité en créant la même initiative. »

— Une citation de  Helen Faradji, critique de cinéma

Harry Belafonte et l’agent Ken Kragen, un spécialiste des campagnes de financement, organisent l’enregistrement de We Are the World. Lionel Richie et Michael Jackson la composent en sept semaines. « Ils se sont beaucoup inspirés des hymnes nationaux pour avoir ce côté très solennel », affirme Helen Faradji.

Les quatre hommes demandent au puissant Quincy Jones de produire la chanson. L’enregistrement a lieu durant la nuit du 25 janvier 1985, après les American Music Awards, animés par Lionel Richie, et réunit 46 des plus grandes vedettes de l’époque, dont Stevie Wonder, Diana Ross, Ray Charles, Willie Nelson, Billy Joel, Bob Dylan, Bruce Springsteen et Tina Turner.

La chanson est en tête du palmarès américain pendant quatre semaines, avec plus de 20 millions de ventes. « En un an, on amasse 44,5 millions de dollars », affirme Helen Faradji.

Au cours de cette émission, il est également question d’autres chansons humanitaires pour l’Éthiopie, celles d’Afrique, du Canada, du Québec et de la France, et Helen Faradji dévoile ce qui remplace ces chansons pour amasser des fonds lors de crises et de catastrophes.