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Les campagnes du "bon parler" au Québec, avec Wim Remysen

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
L’influence des campagnes du « bon parler » au Québec et au Canada français

Les campagnes du "bon parler" au Québec, avec Wim Remysen

L’influence des campagnes du « bon parler » au Québec et au Canada français

L'intérieur du livret, le Bon parler français. On voit des traductions de l'anglais au français.
L'intérieur du livret le Bon parler françaisPHOTO : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 19 octobre 2021

La qualité de la langue écrite et parlée au Québec et dans le reste du Canada français a toujours été l'objet de critiques. Wim Remysen, professeur de sociolinguistique et d'histoire de la langue à l'Université de Sherbrooke, explique comment ces critiques ont engendré les campagnes du « bon parler » français.

À l’origine, le français de la Nouvelle-France se compare à celui de la France. Lorsque les Britanniques prennent le territoire, une rupture survient entre la France et les francophones d’Amérique du Nord. De nouveaux mots apparaissent pour désigner des réalités canadiennes. Certains mots ne sont plus utilisés en France, alors qu’ils demeurent ici. Les anglicismes retiennent surtout l’attention.

Au milieu du 19e siècle, le discours devient plus virulent. « Le diagnostic est assez sévère, il est vraiment sans appel : le français que les Québécois parlent est malmené. Il faut intervenir », explique Wim Remysen. Les relations entre le Canada français et la France reprennent. La France se rend compte que la langue d’ici est différente.

Promouvoir la qualité du français

Des organismes de promotion de la qualité du français voient le jour, dont l’Académie canadienne-française en 1922 et la Société du bon parler français (SBPF) en 1923. L’élite intellectuelle est interpellée afin de joindre le public en général. Des journaux publient des chroniques sur la langue. Des médias, dont Radio-Canada, se mettent également de la partie.

Au cours de cette émission, Wim Remysen raconte comment un courant valorisait la langue rurale traditionnelle, comment les campagnes du « bon parler » sont restées dans l’imaginaire collectif québécois et francophone et il explique que des mots provenant de l’anglais sont encore utilisés.