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L'histoire du scoutisme, avec Catherine Tourangeau

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Le mouvement scout et ses origines militaires et chrétiennes

L'histoire du scoutisme, avec Catherine Tourangeau

Le mouvement scout et ses origines militaires et chrétiennes

Des scouts entourent Robert Baden-Powell.
Robert Baden-Powell entouré de scouts.PHOTO : Getty Images / Firmin
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 14 octobre 2021

« Scouts toujours prêts! » C'est la devise du mouvement créé il y a plus de cent ans pas l'Anglais Robert Baden-Powell. À l'origine, ils n'étaient qu'une vingtaine de membres, réunis autour de valeurs communes. Un siècle plus tard, on en compte plus de 30 millions partout dans le monde. L'historienne Catherine Tourangeau retrace l'histoire de ce mouvement.

Robert Baden-Powell est né en Angleterre dans une famille nantie. Il intègre l’armée jeune et s’illustre lors la guerre des Boers en Afrique du Sud. En 1903, de retour en Angleterre, Baden-Powell est découragé par la société de l'époque. « Il trouve que la société industrielle s’accompagne d’une perte de vigueur, d’une perte de caractère, de culture », explique Catherine Tourangeau.

Il ouvre une école de cavalerie pour soldats et couche par écrit ses idées de formation militaire dans le livre Scouting for Boys, qui devient un best-seller et qui lance le mouvement scout, lié à l’impérialisme britannique, en 1907.

« Les racines du mouvement scout remontent au 19e siècle, à cette mentalité très conservatrice qu’on associerait plutôt aux tories d’aujourd’hui. »

—  Catherine Tourangeau, historienne

Dans les années 1920, le scoutisme se détache de l’impérialisme et adopte une dimension internationaliste. Il prend de l’essor aux États-Unis après la Deuxième Guerre mondiale.

Le scoutisme s’implante plus lentement au Canada français, en raison de ses racines britanniques et de ses aspects très militaires et sportifs. Dans les années 1920, l’Église commence finalement à s’y intéresser, notamment le chanoine Lionel Groulx et le mouvement nationaliste.

Pour terminer, Catherine Tourangeau précise que l’idéal chrétien du scoutisme est encore présent et que le mouvement est en perte de vitesse en raison des scandales sexuels qui ont été révélés aux États-Unis ces dernières années.