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Le costume veston-cravate, avec Véronique Borboën

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Le complet veston-cravate, l’uniforme officiel de l’homme moderne

Le costume veston-cravate, avec Véronique Borboën

Le complet veston-cravate, l’uniforme officiel de l’homme moderne

Un complet noir, une chemise blanche et une cravate rouge.
Un complet pour hommesPHOTO : iStock / scyther5
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 6 octobre 2021

Symbole de conformisme pour les uns, signe de réussite pour les autres, le complet veston-cravate s'est imposé un peu partout au fil du temps. Véronique Borboën, professeure à l'École supérieure de théâtre de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), conceptrice et historienne du costume, raconte comment il a connu plusieurs métamorphoses.

Le complet pour hommes a des origines militaires. Dans les années 1660, un jeune Louis XIV impose un habit pour la cour, mais qui est inadapté pour les soldats. Les militaires portent donc « une sorte de manteau plus long, plus logique, plus normal », qui prendra le nom de justaucorps. « C’est le début de nos trois pièces, la base du complet : une culotte, un haut assez long et puis la veste ou le gilet en dessous », raconte Véronique Borboën.

Vers 1670, un homme porte le costume militaire sous Louis XIV.

Le costume militaire sous Louis XIV

Getty Images / Hulton Archive

La cravate provient également de cette époque. Les énormes cols-rabats étaient devenus inopérants sur les champs de bataille. Des soldats croates de Louis XIV trouvent alors une astuce : attacher ce col avec un ruban. « Le mot croate va donner le mot cravate », explique Véronique Borboën.

Jusque vers 1800, les hommes sont très élégants et très colorés. Après la révolution industrielle, le costume du bourgeois devient la norme, donc le noir. « La richesse ne sera plus montrée par le vêtement », détaille Véronique Borboën. Le complet devient gris dans les années 1950, et la couleur réapparaît dans les années 1960.

« Le complet veston est vraiment chevillé à notre civilisation », estime Véronique Borboën, qui est persuadée que ce vêtement porté majoritairement par les politiciens pour assurer leur image a encore de beaux jours devant lui.