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La guerre d'Algérie, deuxième partie, avec Éric Dussault

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.

La guerre d’Algérie : des pleins pouvoirs du président de Gaulle à l’indépendance

Des soldats dispersent une manifestation à Alger.
Des soldats dispersent une manifestation de musulmans à Alger, le 11 décembre 1960.PHOTO : Getty Images
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 30 septembre 2021

Le 7 septembre 1959, le général de Gaulle, devenu président de la France, lance le mot « autodétermination ». L'indépendance de l'Algérie n'est pas pour demain, mais il l'évoque pour une première fois. Pendant ce temps, le conflit s'enlise. L'historien Éric Dussault raconte comment la guerre d'Algérie a pris fin.

Après cinq ans de guerre, le président propose un référendum sur l’autodétermination de l’Algérie auprès de la population française et algérienne. Les taux de participation sont importants : 75 % de Français et 60 % d’Algériens votent oui.

Cependant, des groupes sont en désaccord avec ce référendum. L’Organisation de l’armée secrète (OAS) voit donc le jour. Ce regroupement veut le maintien de l’Algérie française à tout prix.

Après plusieurs attentats, l’OAS finit par manquer de soutien et le président de Gaulle la réprime sévèrement. Les accords d’Évian, en mars 1962, marquent le début du processus de la fin de la guerre, mais des violences persistent même après la signature de l’entente.

En juillet 1962, l’Algérie obtient son indépendance et garantit la sécurité des pieds-noirs, dont un million d'entre eux se trouvent sur son territoire. Malheureusement, une fusillade éclate à Oran et fait près de 100 morts parmi eux. Les pieds-noirs quittent l’Algérie en catastrophe. « Ils s’en vont en grande majorité dans le sud de la France, mais il faut comprendre que pour eux, c’est un réel déracinement, car 80 % d’entre eux sont nés sur le sol algérien », explique Éric Dussault.

Des personnes célèbrent dans un café.

Des Algériens célèbrent l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet 1962, à Paris.

Getty Images

La guerre d’Algérie a causé 500 000 morts et 1,5 million de jeunes soldats français en sont revenus traumatisés. Le mot guerre a été prononcé pour la première fois à l’Assemblée nationale française seulement en 1999. « On retient une forme d’oubli qui a caractérisé les deux populations et qui, jusqu’à aujourd’hui, est vraiment une épine dans le pied, autant pour les Algériens que [pour] la France. La réconciliation est encore à faire », affirme Éric Dussault.