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La guerre d'Algérie, première partie, avec Éric Dussault

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
La guerre d’Algérie : de la colonisation à l'escalade

La guerre d'Algérie, première partie, avec Éric Dussault

La guerre d’Algérie : de la colonisation à l'escalade

Deux soldats regardent des manifestants algériens.
Une manifestation en appui au FLN à Alger devant des soldats français.PHOTO : Getty Images / Keystone
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 29 septembre 2021

Le 1er novembre 1954 commençait la guerre d'Algérie. À son issue, les Algériens ont obtenu leur indépendance après 132 ans de présence coloniale française en Afrique du Nord. L'historien Éric Dussault explique les sources et les débuts de ce conflit meurtrier.

À partir de 1830, l’Algérie est une colonie française de peuplement qui est intégrée au territoire français. Une ségrégation entre les Européens et les Algériens se met en place, menant au mécontentement et à des frustrations pour ces derniers.

L’escalade

Le 8 mai 1945 a lieu le massacre de Sétif. Des Algériens musulmans manifestent leur opposition à la présence française. Des policiers tirent sur les manifestants, qui ripostent. Plus d’une centaine de morts sont rapportées des deux côtés.

« De 10 000 à 15 000 personnes vont trouver la mort dans la semaine suivante. Les Algériens parlent même de jusqu’à 45 000 victimes de la part des autorités françaises, qui vont vraiment mettre en place une guerre de représailles. »

— Une citation de  Éric Dussault, historien

Le 1er novembre 1954, de 30 à 70 attentats ont lieu au même moment sur le territoire algérien. Cette journée historique, appellée la Toussaint rouge, cause un électrochoc chez les Français. « On découvre aussi la création d’une armée de libération nationale », ajoute Éric Dussault.

« La France ne comprend pas les revendications algériennes, et elle ne peut pas s’imaginer perdre ce territoire. »

— Une citation de  Éric Dussault, historien

La France envoie de 35 0000 à 40 0000 soldats sur les lieux. Ne comprenant pas le territoire et confrontés aux techniques de guérillas du Front de libération nationale, ils adoptent des mesures musclées : « La gégène, la torture à l’électricité choque autant en France qu’en Algérie. Cela alimente le ressentiment des Algériens à l’égard de la France », explique Éric Dussault.

En 1958, le général Charles de Gaulle est appelé en renfort. Dans un célèbre discours livré à Alger, il affirme : « Je vous ai compris ». Ce discours comporte toutefois son lot d’ambiguïtés.