•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Votre destination audio, maintenant aussi sur le web !

Début du contenu

La vie et l'oeuvre de Guilda, avec Jean-Charles Panneton

Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Guilda, le transformiste précurseur de la diversité sexuelle

La vie et l'oeuvre de Guilda, avec Jean-Charles Panneton

Guilda, le transformiste précurseur de la diversité sexuelle

Guilda sourit à la caméra.
Guilda en 1976PHOTO : Radio-Canada / Francis J. Menten
Maxime Coutié anime Aujourd'hui l'histoire.
Aujourd'hui l'histoirePublié le 24 septembre 2021

Personnage mythique de l'époque des Cabarets, Guilda est arrivé au Québec en 1955. Dans cette société très conservatrice de l'époque, son audace et son extravagance ont détonné. « Il est précurseur de cette diversité qu'aujourd'hui on célèbre, mais qu'à l'époque, en fin de compte, on n'acceptait pas du tout », résume Jean-Charles Panneton, historien, politologue et militant actif de la communauté LGBTQ.

Jean Guida de Mortellaro est né en 1924 à Paris, d’un comte italien. Le krach de 1929 ruine sa famille et l’accule à la pauvreté. Il devient maquilleur et fait un peu de danse classique. Imitant entre autres l’actrice Marlene Dietrich, il se produit dans des cabarets à Paris. C’est là qu’il prend le nom de Guilda, inspiré par le film Gilda, de 1946, avec en vedette Rita Hayworth.

« On remarque son talent de mimétisme, de transformisme aussi. Il a un visage très très fin. »

—  Jean-Charles Panneton, historien et politologue

Guilda connaît un certain succès à Paris, mais s’installe au Québec en pleine époque des cabarets. « Malgré l'opprobre des autorités autant politiques que catholiques, le spectacle connaît des succès phénoménaux auprès des Montréalais. […] Guilda se produit sept jours sur sept », note Jean-Charles Panneton.

L’avènement de la télévision dans les années 1960 amorce le déclin des cabarets, mais Guilda s’en tire assez bien, notamment grâce au spectacle Toutes plumes dehors, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts en 1965. Guilda se produit également au Théâtre des variétés, du comédien Gilles Latulippe, mais il disparaît publiquement après cette période. Dès lors, il apparaît sporadiquement à la télévision, au théâtre et au cinéma.

Guilda chante sur scène.

Guilda en 2002

Radio-Canada / Jean Bernier

En terminant, Jean-Charles Panneton raconte comment Guilda n’a jamais obtenu la reconnaissance de l’élite culturelle québécoise et comment il a ouvert « les perceptions des Québécois envers les travestis, envers, plus largement, la communauté gaie ».